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12 septembre :

un succès qui nous engage !

 

 

La journée d‘actions, de manifestations et de grèves du 12 septembre 2017 contre les ordonnances travail a été un large succès. LUnion syndicale Solidaires a comptabilisé plus de 200 manifestations regroupant plus de 450

000 manifestant-es dans des cortèges dynamiques, denses et déterminés. Le gouvernement et certains médias cherchent aujourd’hui à relativiser ce succès après avoir joué pendant des semaines la partition de la division syndicale. Pourtant même les chiffres du ministère de lintérieur donnent des estimations équivalentes pour cette journée à celles de la première journée de la lutte contre la loi travail le 9 mars 2016. Chacun sait ensuite l’ampleur prise par cette mobilisation avec un mouvement fort et dynamique avec une  quinzaine de journées de grèves et de manifestations réunissant plusieurs centaine de milliers de manifestant-es sur plusieurs mois.

 

Le 12 septembre était issu d’appels dès juillet de la CGT et de l’Union syndicale Solidaires, rejointes ensuite par la FSU et des syndicats étudiants et lycéens. Cette journée aura permis de voir une participation beaucoup plus  large  et  l’entrée  dans  l’action,  à  des  degrés divers  suivant  les  villes,  régions  et  secteurs,  d’équipes syndicales d’autres organisations (FO, CFDT, CFE-CGC et UNSA). Cette dynamique unitaire enclenchée dans les cortèges doit être poursuivie et amplifiée.

 

Pour l’Union syndicale Solidaires, depuis le 5 mai 2017, nous appelons à la construction d’une large intersyndicale pour faire face aux  attaques contre le code du travail, outil de protection collective des salarié-es et  qui n’est pas  et  ne doit  pas  être,  un  instrument  de dérégulation  patronale.  Nous  continuons  à inviter l’ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités face à cette attaque sans précédent et à s’unir pour y mettre fin, porter ensemble de vraies mesures de progrès social et les voir aboutir. Si nous voulons gagner, il va falloir lutter ensemble  dans lintérêt des salarié-es  !

 

Pour aller vers cette victoire il nous faut aussi favoriser les convergences entre les revendications des secteurs privés  et  publics  et  construire  une  grève  puissante  et  généralisée,  bloquant  léconomie  et  imposant  au gouvernement et au Medef de capituler. Nous invitons chacune et chacun à mettre en débat cette stratégie et à la construire. Pour élargir ce mouvement nous devons aussi mener la bataille sur le contenu même des ordonnances qui accumulent les régressions pour les salar-es.

 

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est indispensable d’amplifier la mobilisation et de poursuivre les actions engagées le 12 septembre, aussi nous appelons l’ensemble des salarié-es à manifester et à se mettre en grève massivement le 21 septembre, veille du passage des ordonnances en conseil des ministres, pour obtenir leurs retraits.

 

CONFERENCE DE PRESSE SUD-SOLIDAIRES HERAULT DEVANT LE TRIBUNAL DES PRUDHOMMES DE MONTPELLIER, 

CE MERCREDI  28 JUIN A 14H 

 

Alors que de nouvelles attaques se préparent par ordonnances contre l’ultime recours des salariés, le tribunal des prud’hommes, Sud-Solidaires tiendra une conférence de presse le : mercredi 28 juin à 14h devant le tribunal des prudhommes de Montpellier.

A cette occasion, nous montrerons à travers un exemple de jugements récents concernant une entreprise montpelliéraine (la Société Archéologique de Montpellier), ce qui risque de changer avec la réécriture du code du travail que le nouveau gouvernement veut imposer pendant l’été, en dépit de l’opposition massive à la loi travail déjà imposée l’année dernière."

Manifestations loi travail

vendredi 16 septembre 2016

Une fois de plus, la police frappe aveuglément et mutile

Hier 15 septembre, aux alentours de 16 h 45 alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale contre la loi travail finissait place de la République, Laurent Theron, père de deux enfants, 46 ans, secrétaire médical à l’Hospitalisation A Domicile (HAD) de l’unité Albert Chennevier de Créteil (94), syndiqué au syndicat SUD Santé Sociaux de l’AP/HP, a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Malheureusement, malgré les soins prodigués cette nuit à l’Hôpital Cochin, Laurent Theron a perdu l’usage de son oeil.

Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skate park à l’entrée de la place et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de flash ball. C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’oeil, son voisin étant lui blessé aux jambes.

Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les « Street Medic », Laurent a du attendre 55 min avant d’être pris en charge par les pompiers.

L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux apportent tout leur soutien à Laurent Théron comme aux nombreux-ses blessé-es d’hier et de ces derniers mois. Nous dénonçons avec force l’usage disproportionnée des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash ball qui ont fait des centaines de blessé-es, parfois très graves. L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie dans de nombreux cas, notamment par des militant-es de Solidaires blessé-es alors qu’ils/elles manifestaient pacifiquement. A ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée et le principal responsable de cette situation, le ministre de l’intérieur B.Cazeneuve est toujours en poste.

L’Union Syndicale Solidaires, partie prenante de l’appel Contre l’intimidation technologique des manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, aux côtés de syndicalistes, avocat-es, écrivain-es, député-es continue à exiger l’interdiction de l’usage des lanceurs de balle et des grenades de désencerclement.

Plus largement, l’Union syndicale Solidaires, avec la CGT, la FSU, le SAF, la LDH, la FIDL et l’UNL demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la mobilisation contre la « loi travail » et que les responsables de la mutilation de Laurent Théron répondent de leurs actes.

L’oie travaille et le chômage continue...

 

Communiqué de l’union syndicale Solidaires

Les chiffres publiés le 26 juillet montrent une nouvelle augmentation du nombre des chômeur-euses en juin. Le gouvernement se satisfait d’une évolution globale positive sur les six derniers mois de 54 800 chômeur-euses de moins sur 3,5 millions en ne comptant que les personnes qui n’ont pas travaillé du tout. Des annonces ont été faites : 500 000 formations, l’extension de la garantie jeune... Au delà du doute exprimé par les syndicats et les associations sur la faisabilité à court terme de ces engagements et les conditions de réalisation, tout cela paraît tout de même très maigre. Il y a aujourd’hui trop d’exclusion et de paupérisation pour attendre que « la courbe s’inverse » vraiment.

Qu’on compare ces engagements avec ce qui est fait par ailleurs : le CICE (48 milliards sur 3 ans selon le rapport de la commission des lois du Sénat), le pacte de responsabilité distribuent largement à des entreprises qui n’embauchent pas, n’investissent pas et qui continuent à utiliser tous les moyens pour licencier à tout va. Autre exemple : Gattaz a refusé toute contribution supplémentaire à l’indemnisation des chômeur-euses et il s’est évidemment assis sur le million d’emplois qu’il avait promis ! Le dispositif des ruptures conventionnelles connaît un succès record avec 19 % d’augmentation depuis janvier 2015. Enfin, les dispositions de la loi travail sur les licenciements économiques vont pouvoir compléter ce tableau.

Les politiques de la compétitivité combinées à l’attente vaine de la croissance, avec les moyens de l’aide aux entreprises, ne marchent pas, en tout cas pas pour réduire le chômage. En revanche, le rapport censuré par la direction de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) montre comment les 35 heures ont créé de l’emploi entre 1998 et 2002.

Pour l’Union syndicale Solidaires, résoudre cette situation du chômage qui entraîne de nombreux drames humains, implique avant tout d’agir de façon directe : réduire le temps de travail à 32 heures et instaurer un statut du salarié-e qui organise le maintien de tous les droits entre deux emplois, avec la mise en place d’un fond mutualisé des entreprises.

Communiqué de presse Sud PTT après les manifestations du 14 juin 2016.

La manifestation nationale du 14 juin contre le projet de loi travail a été un vrai succès. Pour SUD PTT, cette réussite est due au fait que nous vivons un mouvement social hors norme depuis trois mois que des mobilisations, des grèves, des luttes s’enchaînent contre le projet du gouvernement. Aujourd’hui, il y a toujours une majorité d’organisations représentatives du monde du travail et de la jeunesse qui demande le retrait de la loi El Khomri.

Examinée au Sénat, elle doit revenir devant l’assemblée nationale le 23 juin pour une deuxième lecture. Les principaux reculs de nos droits sont toujours d’actualité, inversion de la hiérarchie des normes, facilitation des licenciements, accords « offensifs », référendum d’entreprise et atteintes à la médecine du travail, entre autres.

Malgré l’approche des vacances et des examens, malgré la violence de l’Etat policier qui cherche à vider la rue, la mobilisation ne faiblit pas, rassemblant toujours plus de monde dans un large consensus : tout le monde déteste le pouvoir et sa loi travail.

Un pouvoir qui menace maintenant d’interdire l’expression populaire des manifestants, accusant les organisateurs des manifestations de violences qui sont principalement le résultat du comportement des forces de l’ordre.

Après le 14 juin, l’intersyndicale nationale a appelé à deux dates pour ponctuer les luttes, le 23 juin, date du vote au Sénat et 28 juin prochain pour des grèves et manifestations. La mobilisation ne faiblira pas et SUD PTT y participera, interdiction ou pas.

 

Blocage des Trams à Montpellier - Round 2

Mardi 14 juin 2016

 

Ce matin les militants de Sud Solidaires et Nuit Debout ont bloqué le dépot des lignes 2 et 4 du Tram de Montpellier. Il s'agissait d'une action qui s'inscrivait dans la lutte contre la loi travail. Ainsi, le début de la journée de mobilisation a commencé sur les chapeaux de roue !

Blocage des trams ce matin à Montpellier

Jeudi 02 juin 2016

 

Les militants de Solidaires 34 se sont rendus ce matin au dépôt de la TAM à la Mosson à 5h30 pour bloquer la sortie de trams. Les camarades de Nuit Debout Montpellier étaient également présents.

Les actions se multiplient à Montpellier comme dans le reste de la France contre la loi travail !! Nous ne lâcherons rien et de prochaines actions sont à venir, alors rejoignez-nous dans la lutte !

 

Contre la loi travail : une mobilisation décisive

Avec le 49.3, le gouvernement a sorti les gros moyens pour tenter de faire cesser la mobilisation : annulation des débats à l’Assemblée, chantage et pression sur les député-es « récalcitrant-es ». Pour le mouvement social, l’encadrement policier agressif des manifestations, la répression violente contre les manifestant-es, les expulsions brutales comme à Rennes où c’est le Raid qui est intervenu à la Maison du peuple occupée par les opposant-es au projet de loi travail, et le refus de répondre aux milliers de manifestant-es.

Le gouvernement en agissant de la sorte, l’Assemblée en muselant une grande partie de ses membres jouent un jeu dangereux et perdent ce qui leur reste de « légitimité ».

Notre objectif n’a pas changé. Le gouvernement peut la décréter, le Medef la rêver, nous ne voulons pas du projet de loi travail : pas de facilitation des licenciements, pas de protection en moins pour les travailleurs et les travailleuses les plus exploité-es, pas d’inversion de la hiérarchie des normes, pas d’augmentation de
notre temps de travail…

Nous voulons le partage du travail entre toutes les mains disponibles, ne pas perdre notre vie à la gagner, un statut protecteur des droits pour tous-tes les salarié-es…

Notre calendrier n’a pas changé, nous sommes encore plus déterminé-es. Cette semaine, les 17 et 19 mai, nous manifesteront dans toutes les villes. Les cortèges de Solidaires accueillent et accueilleront tous ceux et celles qui veulent manifester ensemble et de façon déterminée. A partir du 17, partout où les assemblées générales le décideront, dans les services, les ateliers, les bureaux, nous voterons la grève et discuterons de la reconduction le lendemain. Le processus est enclanché dans les transport (rail, routiers), la pétrochimie, les docks, l’énergie… Les appels à la grève et les préavis sont déposés.

Nous appelons donc :
- tous-tes les salarié-es, les étudiant-es, lycéen-nes, chômeur-euses, retraité-es à descendre dans les rues, particulièrement les 17 et 19.
- à réunir des assemblées générales sur nos lieux de travail et à engager la grève et la reconduction.
- à signer massivement le texte de la pétition : http://motiondecensure.fr
- à travailler ensemble, syndicats, nuits debout, appels loi travail non merci, on bloque tout… pour occuper ensemble l’espace et le débat publics et reprendre le contrôle de nos vies.

Debout la nuit, le jour, dans la grève, dans la rue, jusqu’au retrait total,
nous pouvons gagner !

Face au 49.3, le jour, la nuit, debout et en lutte !

mardi 10 mai 2016

 

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

 

Des millions de manifestant-es, de grévistes, de pétitionnaires, des occupations et des blocages, des nuits debout dans 200 villes en France, un projet de loi travail massivement rejeté dans la population. Et le gouvernement, après la Loi Macron, refait le coup du 49.3, comme avait voulu le faire Myriam El Khomri à la présentation de la première version du texte. Le texte est toujours inacceptable, s’il est adopté :
- il facilitera les licenciements,
- par la primauté de l’accord d’entreprise (inversion de la hiérarchie des normes), il enlèvera la protection de la loi pour les salarié-es les plus exposé-es,
- il permettra de faire travailler plus en gagnant moins par la baisse du salaire horaire.

Le gouvernement a distribué quelques mesures qui ne changent rien à ce qui constitue le cœur du projet et qui aura des effets durables.

Des réformes du même type produisent aujourd’hui dans plusieurs pays européens des effets similaires : baisse des salaires, moins de salarié-es protégé-es par des conventions collectives…

Nous ne voulons pas de la loi travail et exigeons toujours le retrait de ce projet. Nous voulons un débat démocratique sur le travail comme tous ceux et celles qui en discutent depuis maintenant des semaines dans les entreprises, les services publics et sur les places.

Le 49.3 est un acte anti-démocratique qui fera une fois de plus le jeu des forces autoritaires et d’extrême droite dans notre pays. Plus que jamais, face à ce coup de force, organiser la riposte, en bloquant l’économie, par la grève, massive et reconductible, est une nécessité. Pour cela, le 17 mai peut être une date de convergence.

Dès aujourd’hui, nous appelons à rejoindre massivement les appels à manifester devant l’Assemblée nationale pour Paris et sur les places en France (nuit debout, pétition Loi travail, non merci !…) et les manifestations du jeudi 12 mai dont celle de Montpellier prévue devant la prefecture à 12h!

Loi travail, manifestations, NuitDebout et violences

29 avril 2016

 

Une mise au point de la fédération SUD PTT

Le climat social délétère qui s’est instauré ces dernières semaines n’est certainement pas le fait du mouvement social qui s’est déclenché dans le cadre de la loi travail. Le gouvernement commet une faute majeure en ne prenant pas en considération les signaux multiples qui apparaissent aux quatre coins du pays.

Provocations multiples

Les nombreuses manifestations et actions qui se sont déroulées ces derniers mois, autour de la COP21, de l’état d’urgence, des mobilisations contre les projets inutiles et en ce moment de la loi travail ont vu se déployer un dispositif répressif encore jamais vu avec l’utilisation d’un arsenal de plus en plus large et dangereux (grenades assourdissantes, galets lacrymogènes en tir tendus, flash-ball). Comme à Marseille où le cortège de Solidaires a été la cible de ces tirs tendus de grenades lacrymos et où un camarade est hospitalisé après qu’un policier l’ait atteint à la gorge avec son flashball. Ces méthodes ont déjà été utilisées dans les quartiers populaires pour faire taire la jeunesse. Les stratégies des forces de l’ordre très présentes et souvent au contact des manifestants poussent constamment au dérapage. Nous dénonçons le jeu dangereux de la répression à outrance du mouvement social, le drame de Sivens ne semble pas avoir été intégré par le gouvernement.

Un écran de fumée dans tous les sens du terme.

Le résultat est plutôt bénéfique pour le gouvernement, on ne parle plus de la loi travail, masquée sous un nuage de gaz lacrymogènes par les images et reportages d’incidents qui tournent en boucle sur les principaux médias. Mais le sujet reste entier, l’insatisfaction grandit et ses expressions variées comme les #nuitdebout se multiplient et croissent en audience.

Poursuivre la résistance aux politiques anti sociales

Notre organisation syndicale se positionne clairement pour qu’au dela de notre champ d’action dans les secteurs professionnels, les voix de toutes et tous celles et ceux qui luttent ensemble contre le régime d’austérité se fassent entendre. Pour cette raison SUD PTT s’inscrit dans les nombreuses initiatives qui participent à la permanence de la mobilisation en France. Notre fédération co-déclare ainsi régulièrement les rassemblements #nuitdebout de la place de la République à Paris et réfute les accusations que nous portent les autorités quand aux évènements qui se déroulent hors du champ des déclarations en préfecture. Pour nous la première violence est sociale, les précaires de tous âges, les migrants, les militants et lanceurs d’alerte en savent quelque chose.

La lutte contre la loi travail continue

Le 1er mai et les journées d’action suivantes tout au long du processus parlementaire sur la loi travail, des mobilisations sont à prévoir, comme l’expression populaire des #nuitdebout qui essaiment sur les territoires. La fédération SUD PTT sera présente dans nombre de ces rassemblements et manifestations et continuera à soutenir les mouvements sociaux qui œuvrent à la convergence des luttes pour la transformation sociale.

Un 31 mars déterminé

 

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant plus d’un million de personnes dans 260 villes a démontré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es à obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d’explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-es.

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes nécessaires à la relance et à l’investissement. Le gouvernement doit entendre les milliers d’étudiant-es, de lycéen-nes, de salarié-es, de privé-es d’emploi et de retraité-es mobilisés massivement aujourd’hui dans la rue et dans les entreprises avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre tous les citoyen-nes qui s’expriment, 70% de la population estime en effet, qu’il faut retirer le texte, qu’il n’est pas amendable, sa philosophie globale restant inchangée.

Les organisations syndicales signataires affirment une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.

Elles confirment leur disponibilité pour rencontrer le gouvernement et faire des propositions de droits nouveaux en termes d’emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de droits et libertés syndicales. Des propositions porteuses de progrès social et correspondant à la réalité du travail d’aujourd’hui et de demain.

D’ores et déjà, de nouvelles journées de mobilisation avec grèves et manifestations sont prévues et ce dès le 5 avril à l’initiative des organisations de jeunesse. Les salarié-es se mobiliseront sous diverses formes, notamment avec l’interpellation des parlementaires. Le 9 avril, elles appellent à la réussite d’une nouvelle grande journée d’action de grèves et de manifestations.

Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle. Elles décident de se revoir le 6 avril.

Face à l’enfumage de Valls : En grève et manifestons le 17 mars !

 

C’était attendu. La rencontre organisée lundi après-midi par le Premier ministre avait deux fonctions essentielles :
- donner l’illusion, qu’à l’écoute de la population et notamment des jeunes, le projet de loi serait radicalement modifié devant le mécontentement grandissant,
- que le premier “illusioniste de France”, puisse s’appuyer sur une partie du mouvement syndical qui, bien avant les annonces, mettait en avant quelques très rares lignes jaunes à ne pas franchir.

C’est très exactement ce qui s’est passé !

Le gouvernement annonce qu’il maintiendrait les règles actuelles en matière d’astreintes, de durée de travail des apprentis, de durée hebdomadaire maximale, de temps d’habillage et déshabillage, de fractionnement du repos quotidien. Il en est de même des congés pour événements familiaux (décès, mariage..), l’accord ne pourrait prévoir une durée inférieure à celle applicable en l’absence d’accord.

Première remarque : le gouvernement accusait à mots couverts les opposants de “forcer le trait”. Or, la liste des reculs parle d’elle-même !

Et pourtant, ce n’est pas fini : pas un mot sur la possibilité généralisée de travailler 12 h par jour (au lieu de 10) ; pas un mot sur les heures supps payables à 10 % par accord d’entreprise, pas un mot sur les remises en cause liées au travail à temps partiel !
La possibilité de faire travailler les salarié-es au-delà de l’année - sur trois ans - se négocierait au niveau des branches, mais celles-ci pourraient prévoir une négociation au niveau de l’entreprise !

Maintien des référendums !

Le contournement des syndicats majoritaires par référendum est maintenu pour les “seules questions d’organisation du temps de travail”. Soit pour l’essentiel de ce qui fait le quotidien des salarié-es !

Souplesse maintenue pour les licenciements et l’augmentation du temps de travail !

En ce qui concerne l’enjeu crucial des licenciements, aucun changement ! Le périmètre pour justifier des licenciements économiques reste la France mais « les grands groupes ne pourront pas provoquer artificiellement des difficultés économiques sur leur site français ». Les grands groupes, habitués à ce type de transfert pour faire de l’optimisation fiscale, vont trembler...
Rien ne change non plus pour justifier de tels licenciements : « baisse des commandes, baisse du chiffre d’affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs... ». En fait, deux trimestres suffisent ! Ou encore « par tout élément de nature à justifier de ces difficultés économiques » !
Pas de changement enfin pour les accords augmentant le temps de travail pour « préserver l’emploi », l’accord s’imposant de force aux salarié-es sous peine d’être licencié-e sans raison économique.
Ces premiers reculs restent minimes. Mais ils montrent la réelle inquiétude du gouvernement. Cependant, l’essentiel demeure et particulièrement la logique même du projet de loi qui privilégie la négociation au sein d’une seule entreprise, le siphonnage du Code du Travail et la mise en concurrence entre les salarié-es. !

SUD appelle à participer au rassemblement prévu devant la préfecture de Montpellier à 12 h,  le 17 mars sur un seul mot d’ordre :

Retrait total du projet de loi !

Prochain rendez-vous de mobilisation le 17 mars

Les ministres Valls, Macron et El Khomry, ont reçu l’Union syndicale Solidaires comme l’ensemble des organisations syndicales, pour une opération « déminage » face aux premiers succès des mobilisations du 9 mars. Le gouvernement craint évidemment que les convergences entre tous les mouvements sociaux, jeunes, citoyens, et syndicaux ne s’amplifient.

Ne doutons pas que la communication du gouvernement va tourner à plein et que les déclarations de Valls lundi prochain comporteront des « concessions » mineures visant à stopper net un réveil du front social, tout en maintenant son projet régressif pour l’ensemble des salarié-es.

Nous ne sommes pas dupes de ces manœuvres face auxquelles le retrait du projet de loi reste une exigence. Le prochain rendez-vous de mobilisation le 17 mars est une nouvelle étape, d’autres dates suivront dont le 31 mars.

Solidaires reste déterminée à mener ce combat central contre de cette politique libérale destructrice des valeurs d’égalité et de solidarité. Oui, nous valons mieux que ça ! Nous portons une autre vision des droits sociaux et de la répartition des richesses, une autre conception de la démocratie sociale.

Mobilisations contre la loi El Khomri : ca commence le 9 mars

vendredi 4 mars 2016,

 

Communiqué de la fédération SUD PTT

 

Hier, ont eu lieu deux intersyndicales qui ont choisi clairement deux voies pour combattre la loi. La première consiste à aller négocier avec le gouvernement.  La seconde de battre le pavé et se mettre en grève pour le refus d’une loi qui entraînera les pires régressions sociales vues depuis les attaques sur les retraites.

Nous ne négocierons pas le poids de nos chaînes

Face à cette attaque sans précédent, certaines organisations syndicales voudraient faire croire qu’il y a une place pour la négociation. Pour SUD, il est hors de question de négocier le poids de nos chaînes. Dans nos entreprises, nous avons le triste constat de ce que donne cet accompagnement par les syndicats dits réformistes. La cogestion avec le patronat ne peut entraîner que des reculs pour les salarié-es.

La voie choisie hier par la CFDT, la CGC, la CFTC et l’UNSA n’aura donc qu’un résultat : faire régresser les droits des salarié-es

Réussir le 9 mars

Le 9 mars est une première étape essentielle. Pour cette raison, SUD PTT appelle l’ensemble des salarié-es dans les télécommunications et les activités postales à faire grève et à débrayer et à participer aux manifestations dans toute la France. carte disponible ici

La question des suites dans les jours et les semaines qui viennent est maintenant essentielle. Car comme le soulignent les organisations de jeunesse qui se mobilisent dès le 9, ce sont avant tout les générations futures qui y perdront.

35 heures, droit du travail, licenciements

 

Le projet El Khomri doit être retiré… et vite !

L’Union syndicale Solidaires se félicite des réactions nombreuses contre le projet de loi El Khomri, qui va plus loin dans la remise en cause des droits au travail que tout ce qui avait été fait jusque là, et qui devance même les souhaits du patronat.  Les prises de positions syndicales, sont un premier pas qui doit se prolonger par un appel clair à l’action.

C’est ce que de nombreux-ses salarié-es attendent, c’est aussi ce qui s’est exprimé massivement sur les réseaux sociaux, et ce que construisent déjà depuis plusieurs mois des collectifs d’organisations syndicales et non syndicales en défense du code du travail.

L’action est possible dès le 9 mars, jour de la discussion du projet au Conseil des ministres. Ce devra être une étape pour une mobilisation d’ampleur et vers une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations.

L’Union syndicale Solidaires et sud PTT s’attachera dans cette période à faire connaître aux salarié-es les contenus de ce projet et les implications pour chacun et chacune.

Elle continuera à participer à toutes les réunions intersyndicales dès lors que celles-ci discuteront de l’action.

Elle appelle tous-tes ses militant-es à se mobiliser et à agir avec les salarié-es, les jeunes et les chômeur-ses pour faire barrage à une loi de régression sociale profonde.

Tous et toutes ensemble pour le retrait du projet de loi El Khomri

Le patronat l'a rêvé, El Khomri le fait…

Le projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi sera présenté dans quelques jours au Conseil des ministres. Il contient des dispositions gravissimes.

 

Le code du travail à la broyeuse

Le texte reprend les propositions du rapport Badinter et réduit quasiment à néant plus d'un siècle de protection collective des droits des salarié-es. Loin de ne donner lieu à "aucun recul des droits des salariés" comme le prétend la ministre, prise en flagrant délit de mensonge, c'est l’effacement de nombreuses garanties collectives.

 

Le temps de travail première victime

La révision des forfaits jours, la modulation du temps de travail, la limitation des durées de repos obligatoires, et la rémunération des heures supplémentaires représentent une attaque considérable contre les droits acquis par les salarié-es. Le volet "flexibilité" est considérablement renforcé et les garanties sur le paiement des heures supplémentaires deviennent aléatoires.

 

Des victimes : les emplois eux mêmes

L'extension du droit aux licenciements économiques aux situations de risques de perte de compétitivité permet aux entreprises, déjà largement comblées en la matière, de nouveaux modes de licenciements. Quant aux possibilités de licenciement individuel, la limitation des indemnités prud'homales sécurisera les patrons qui sauront exactement ce qu'un licenciement indu leur coûtera.

 

Au nom de la négociation collective... la loi du plus fort

Toutes sortes de dérogations, à commencer par celles sur les heures supplémentaires seront possibles grâce à ces accords nouvelle mouture. Le droit d'opposition des syndicats majoritaires est supprimé et des référendums pourront avoir lieu en cas d'accords minoritaires à 30%. On sait malheureusement, même si ce n'est pas le cas à chaque fois, ce que les patrons sont capables de mettre en oeuvre comme menaces pour obtenir des approbations contraintes et forcées.

 

Les dispositions nouvelles qui concernent d'autres points sont pour certaines de bien maigres progressions dans un tel panorama (droit à la déconnexion, abondement des droits à la formation...) et il y a d’autres reculs (médecine du travail, plafonnement des indemnités aux prud'hommes, inspection du travail, etc.).

La même méthode qui a conduit Hollande après Sarkozy à privilégier les politiques de compétitivité va produire les mêmes effets : rien pour l'emploi, tout pour rétablir les marges des entreprises.

Les chômeur-ses et les salarié-es apprécieront. L'augmentation non compensée du temps de travail va pénaliser l'emploi et le temps personnel de chacun et chacune.

Pour L'Union syndicale Solidaires : il faut au contraire une politique de l'emploi, de création d'emplois utiles au renforcement du lien social, aux services publics, à la transition écologique. Il faut une réduction du temps de travail pour tous et toutes. Ce sont les vrais moyens d'une politique de justice sociale et d'égalité.

 

Le 49-3 est déjà brandi comme une menace à toute velléité d'opposition des parlementaires. Face au passage en force qui se dessine, c'est l'ensemble des syndicats et du mouvement social qui doit réagir résolument.

On est prêt à s'engager dans la bataille

Badinter, liquidateur du Code du travail !...

La commission Badinter vient de rendre ses conclusions en énonçant les principes qui doivent guider une refonte du code du travail. Ceux qui se plaignent de la lourdeur de la réglementation actuelle seront contents : le rapport tient en 12 pages et raye 100 ans d’histoire et de luttes.

Pour Robert Badinter, « ce qui constitue le coeur du droit de travail français, c’est la volonté d’assurer le respect des droits fondamentaux de la personne humaine au travail ».

De tout temps les avancées du Code du travail ont eu d’autres raisons : assurer dans un contexte de subordination, c’est à dire de relation inégale entre le-la salarié-e et l’employeur, la protection collective de ceux et celles qui travaillent. La loi, les conventions collectives, les accords négociés collectivement encadrent l’exercice des droits, cela s’appelle la hiérarchie des normes. C’est le coeur de l’architecture actuelle du Code du travail et c’est ce qu’attaque ce rapport. C’est ce qui assure que les droits fondamentaux ne dépendent pas de la force plus ou moins grande des syndicats au niveau de l’entreprise ou de l’arrogance des employeurs.
Par exemple sur le temps de travail, la loi encadre la durée du travail et a défini les compensations en cas de dépassement horaire. Or, les dernières propositions gouvernementales visent à permettre qu’au niveau de l’entreprise des compensations moindres soient négociées pour ces dépassements. Et on le sait, le chantage à l’emploi, la pression à la compétitivité peuvent amener des syndicats à déroger aux règles les plus favorables en signant des accords d’entreprise.

Il y a la fameuse question de la « lourdeur » . S’il n’y avait pas toutes ces exceptions, dérogations, la multiplication des statuts, des CDD, de l’intérim, il y en aurait sans aucun doute moins.

Par ailleurs : « des limitations ne peuvent leur (aux droits fondamentaux) être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités des bons fonctionnements de l’entreprise et si
elles sont proportionnées au but recherché »
. Une telle restriction sans plus de précision montre toute l’ouverture qui peut être faite au nom de la compétitivité, de la concurrence, de la rentabilité des entreprises, qui plus est à l’époque de la « révolution numérique » et de « l’irrésistible mondialisation des échanges ».

S’il s’agissait de défendre les droits fondamentaux au travail, il aurait fallu renforcer les prérogatives de ceux et celles qui représentent les salarié-es dans les instances représentatives du personnel. Or c’est à l’inverse qu’on assiste aujourd’hui : moins de droits pour les CHSCT, les CE et les DP, attaques contre la défense prud’homale et au plan administratif, des moyens de plus en plus limités pour l’inspection du travail.

Pour l’Union syndicale Solidaires, derrière les 61 articles de ce rapport, de nombreux renoncements sont annoncés : fusion des conventions collectives avec la menace sur les droits des salarié-es des différentes branches, accords dérogatoires sur les 35 heures, conditions d’extension possible des CDD et autres contrats, remise en cause des droits des IRP…

Badinter aurait pu éviter de rester dans nos mémoires comme celui qui a matérialisé la volonté de remettre en cause nos droits.

 

Solidarité contre la répression anti-syndicale le 4 février

 

L’offensive patronale et gouvernementale de destruction des droits sociaux s’accompagne d’une répression grandissante contre les salarié-es et leurs représentant-es syndicaux qui osent relever la tête et se battre pour les préserver.

Le jugement d’Amiens qui a condamné à de la prison ferme huit ex-salariés syndicalistes de Goodyear vient confirmer cette volonté de museler les luttes. Le procureur de la République a décidé de poursuivre alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

La violence patronale n’est jamais mise en cause, car elle est au pouvoir ou c’est tout comme !

SUD PTT proteste fermement contre toute répression qui vise à criminaliser l’action syndicale et à intimider l’ensemble des salarié-es.

SUD PTT s’associe à toutes les mobilisations unitaires en défense des militant-es réprimé-es.

 

Manifestation antifasciste du 6 Avril à Montpellier
Note d'analyse loi de finances 2013
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