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Rapport d'expertise PIC Languedoc

 

Centre de Loisirs de Clapiers :

Après les parents ce sont les enfants qui trinquent !!!

Nous sommes invités vendredi 31 Mars 2017 à participer à une CTPC pour évoquer plusieurs points dont la situation actuelle du centre de loisirs de Clapiers.

Pour rappel, le centre a fermé ses portes aux familles le 23 Mars 2017, suite à un volte-face de la DNAS.

Tout d’abord, Le Directeur de la DNAS Méditerranée, s’était engagé en assemblée générale extraordinaire le 28 Novembre 2016 devant plusieurs témoins qui pourront l’attester le moment venu, sur la volonté de La Poste d’accompagner de manière honnête et loyale le Président de l’association dans le processus de fermeture du centre le 31 Août 2017 avec une prise en charge totale des frais liés à celle-ci., comme ce fut le cas sur le centre de la Bédoule à Marseille.

En Janvier, revirement total et incompréhensible de la part de La Poste. Dans un mail envoyé au Président de l’association ils écrivent : « Nous vous avions demandé une simulation sur 3 hypothèses quant à la date d’arrêt de l’activité. Nous constatons que vous ne répondez pas à notre demande en ne formulant pas une hypothèse d’arrêt à l’issue des vacances de février, ... » .

Or, ces 3 Hypothèses n’ont jamais été évoquées en AG, ce qui venant de la DNAS, qui n’est pas à une aberra-tion près, ne nous étonne guère.

Deuxièmement, nous apprenons à la lecture de mails échangés entre La Poste et le Président de l’association qu’elle stigmatise la gestion du centre et qu’elle refuse dorénavant de verser la moindre subvention. Pire encore, le directeur de la DNAS Méditerranée demande le remboursement de plus de 70 000 euros au titre de subven-tions trop perçues.

Ces agissements de La DNAS Nationale sont proprement scandaleux. Au-delà de la fin la fin d’une belle aven-ture humaine, avec trois générations d’enfants qui se sont succédé dans les pinèdes du centre de Clapiers, c’est un moyen de garde connu et reconnu qui disparaît.

Avec la brutalité dont fait part, pour faire précocement fermer le centre de Clapiers ce sont les parents qui sont pris au dépourvu et qui ne peuvent pas s’organiser pour les vacances de la semaine prochaine. Mais le côté hu-main pour une DNAS qui gère le social, ne doit plus faire partie de son ADN. Mais pour un ancien DRH re-converti au social, demander la fermeture d’un centre et faire licencier le personnel doit faire partie du sien.

Pour finir, dans la mauvaise foi, la DNAS fait mine de ne pas comprendre la liquidation judicaire effectuée par le Président de l’association. Jusqu’à preuve du contraire c’est elle-même qui a proposé et obligé le Président à réaliser cela en refusant de tenir ses engagements.

Cet acharnement envers le Président et le bureau de l’association est honteux venant d’une entreprise qui se revendique sociale.

 

SUD PTT 34 condamne ces agissements, et se donne le droit d’interpeler les pouvoirs public pour que cela cesse immédiatement.

 

SUD PTT 34 exige que soient maintenus les engagements pris à savoir: le maintien du centre de loi-sirs de Clapiers jusqu’à la fin de l'été 2017, la prise en charge totale par La Poste du budget de fonc-tionnement nécessaire ainsi que l’intégralité des frais liés à la fermeture. Sans oublier prendre ses res-ponsabilités devant les familles de postières et postiers.

 

 

Toutes et tous devant la PIC Languedoc vendredi 31/03/2017 à partir de 8h30 pour montrer notre soutien au Président du centre de loisirs et revendi-quer une vraie politique sociale à La Poste.

 

Contact: 18 bd Pedro de Luna 34070 Montpellier

La Poste : Courrier 04 67 42 87 77 - Enseigne 04 67 27 38 20

mail : sudptt.34@wanadoo.fr

Site : http://www.sudptt34.org

La FAPT-CGT ne signe pas et s’oppose à l’accord distri

jeudi 16 février 2017,

Tout est encore possible !

La CGT FAPT vient d’annoncer dans un communiqué qu’elle ne signait pas et faisait valoir son droit d’opposition à l’accord distribution. SUD PTT se félicite de cette prise de position. La direction de La Poste

, en changeant à la dernière minute le périmètre, voulait non seulement imposer cet accord minoritaire, mais aussi éteindre toute velléité de résistance. Sylvie François (la DRH du groupe) avait sans doute déjà mis le champagne au frais, elle qui tient tant à ce que la stratégie de La Poste soit avalisée par les organisations syndicales, fut-ce par une minorité d’entre-elles. Avec les signatures de la CFDT, de FO, de la CFTC et de la CGC, elle pensait ainsi mettre en avant ses hautes capacités de négociatrice et de garante du “dialogue social”.

Or le champagne est peut-être au frais, mais l’heure de la dégustation n’est pas venue. L’opposition de la fédération CGT rend en effet possible une contre-attaque juridique vis-à-vis de ce véritable déni de démocratie, qui prive plus d’un-e postier-e sur deux concerné-e par l’accord de son droit d’expression. Obtenir gain de cause, et donc faire tomber cet accord, serait une première victoire pour les opposant-es à l’accord... Et un premier camouflet pour l’équipe dirigeante et sa stratégie.

SUD et la CGT, en leur qualité d’organisations syndicales ayant fait valoir leur droit d’opposition, ont une responsabilité, celle de tout mettre en oeuvre pour faire échec au 49.3 de S. François et P. Wahl. C’est en ce sens que nous proposons à la CGT FAPT d’unir nos efforts sur le front juridique comme sur les autres fronts de lutte, sachant que gagner sur le premier permettrait de redonner confiance à nos collègues pour s’engager sur les autres,notamment la grève nécessaire de tous les personnels.

Les magouilles des signataires

 

Le 25 janvier 2017 La Poste déclare à l’AFP : « La représentativité retenue pour cet accord est celle de la branche services-courrier-colis » . Dans cette optique, l’accord devenait caduc avec l’opposition de la CGT et de SUD. Nous avons annoncé que nous ne signerions pas ce texte au vu de son contenu et des remontées de nos militant-es et du personnel, la Cgt étant encore en consultation.

Par une communication téléphonique aujourd’hui, alors que l’accord a été signé mardi 7 février, La Poste nous annonce qu’elle change le périmètre de l’accord en l’étendant sur l’ensemble de l’entreprise. Résultat SUD et CGT seules ne pourront faire tomber l’accord en s’y opposant. Elle le fait en totale complicité avec les signataires.

Pour la fédération SUD PTT en changeant sciemment les règles de calcul du poids de chaque organisation syndicale, La Poste est clairement sur le terrain de la déloyauté des négociations. Mais c’est aussi un aveu de faiblesse. Elle essaye de passer en force par des tours de passe passe alors qu’elle a perdu toute crédibilité et que de moins en moins de postier-es croient en sa stratégie.

SUD PTT n’hésitera pas à utiliser tous les moyens pour faire valoir le droit face à ce qu’elle assimile à un coup de force dans le dialogue social postal.


Contre vents et marées, La Poste continue à dérouler sa stratégie pourtant à
l’origine du mal-être du personnel, l’accord à la distribution en est la preuve.
Cette crise touche tous les services et tous les personnels et nous ne sommes pas prets d’en sortir.

Fortement médiatisée à l’automne dernier, elle avait pour origine les réorganisations incessantes et les suppressions massives d’emplois qui en découlent, ainsi que les évolutions de La Poste vers des activités de plus en plus commerciales qui s’éloignent fortement du service public. Aujourd’hui toutes ces orientations liées à l’application du plan stratégique sont pourtant réaffirmées par la direction du groupe que ce soit à travers l’accord qui est proposé à la distribution, l’accélération des fermetures de bureaux de Poste, les évolutions dans les centres financiers ou dans les réorganisations des services Support… Bref, les causes à l’origine du mal-être et de la souffrance au travail vont donc encore s’accentuer, avec pour conséquences de nouvelles dégradations pour tout le personnel.

Devant le cynisme de nos dirigeants, et leur incapacité à remettre en question leurs choix stratégiques néfastes pour le personnel comme pour le service public, il est plus que temps d’organiser enfin la riposte de tous les personnels. La fédération SUD PTT avait déjà entrepris depuis des mois une campagne contre le plan stratégique et pour la défense du service public postal.
Ce nouvel épisode de l’accord distri nous conforte dans nos positions : c’est à l’ensemble du personnel de mettre un terme à la politique de suppressions d’emplois et de course aux profits qui touche tous les services.

En ce sens, SUD PTT s’adresse aux autres fédérations syndicales pour construire, de façon unitaire, une grève nationale tous services pour le mois de mars.

Zéro pointé pour Marine Le Pen

 

 

Vendredi 6 janvier la candidate du Front National est venue visiter une Maison de Service Au Public (MSAP). Comme souvent en période électorale, les politiques, se souviennent que le service public existe.

Le FN s’affirme comme le meilleur défenseur des services publics et des fonctionnaires. Dans le cadre de la politique de fermetures outrancières des bureau de poste par le gouvernement, le FN se fait le chantre d’être les meilleurs défenseurs et demain le rempart à cette politique s’ils accèdent au pouvoir.

Ce vendredi Marine Le Pen a remporté la palme de l’ignorance du service public en affirmant que les MSAP sont uniquement financées par les collectivités territoriales. Elle a même persisté dans son erreur devant un postier qui rétablissait la vérité (les MSAP sont la plupart du temps financé en tripartie poste - collectivité territoriales - État).

Marine Le Pen a donc voulu apprendre aux postier-es comment fonctionnait l’entreprise et s’est planté en beauté. Sa seule réaction tourner les talons face à sa défaite.

Pour la candidate du Front National, seul l’intéresse de pouvoir faire de la communication et se faire des voix sur notre dos. Elle n’est donc pas La candidate soit disante anti système mais bien comme d’autres une candidate bien intégré au système.

L’enquête sur les emplois fictifs d’assistants parlementaires au parlement européen, le montre encore plus comme le fait que le FN soit le parti ayant le plus de condamnation d’élues.

Collègues, ne soyons pas dupes !

Le FN ne sauvera pas La Poste et les services publics

Ne faisons confiance qu’à notre propre capacité à s’opposer et à résister aux projets de nos patrons et du gouvernement.

 

                    CRISE SOCIALE A LA POSTE

Plusieurs dizaines de suicides à La Poste en 2016. La Poste ment, le gouvernement regarde ailleurs.

En 2011, la fédération SUD PTT donnait l’alerte sur une augmentation très inquiétante de suicides au sein de La Poste, s’appuyant sur des sources internes et les informations des divers CHSCT, nous arrivions à des chiffres proches de 40 suicides ayant un rapport avec les conditions de travail des victimes. Cette situation avait alors obligé la direction de La Poste à répondre par la mise en place de la commission Kaspar et d’un “Grand dialogue”, en fait une opération d’enfumage qui n’a débouché sur rien.

 

5 ans après, notre fédération a relancé l’alerte, fin septembre 2016 en convoquant une conférence de presse où participaient des témoins et victimes des conséquences de la profonde restructuration sociale à laquelle est soumise La Poste. Médecins, experts auprès des CHSCT, syndicats ont beau tirer le signal d’alarme, ni la direction de La Poste, ni le gouvernement ne prennent la mesure du drame qui se déploie. Dans le cas de France Télécom, un précédent gouvernement avait lui au moins agi, en déclenchant une large investigation qui aboutit à un rapport accablant et à des poursuites judiciaires contre les responsables de la machine à broyer de France Telecom.

 

Cette semaine, toujours selon des sources internes, deux postiers mettaient fin à leurs jours, une cinquantaine en tout depuis le début de l’année. Rappelons qu’en 2002, dernière année où le rapport des assistantes sociales de La Poste était publié avant que la mandature du président Bailly n’y mette fin, 43 suicides de postiers étaient recensés. Nous étions alors 100 000 agents de plus. Depuis, le rythme infernal des restructurations, la casse méthodique de l’emploi ont encore aggravé la situation. Non seulement les dirigeant-es de La Poste portent une responsabilité écrasante dans la souffrance vécue par les personnels, mais ils et elles sont pris-es en flagrant délit de mensonge. Les 3 suicides reconnus depuis 2012, comme les éléments de langage sur l’entreprise “humaine et responsable”, dont la taille rendrait inévitables les drames personnels, ne résistent pas aux faits. La direction de La Poste fait clairement courir un risque à ses agents, et l’Etat est coupable de non-assistance à personne en danger.

 

Les réponses lénifiantes du ministre de l’industrie sont loin, très loin de la réalité, comme peuvent l’être les propositions de la Cour des Comptes qui appelle à plus de réforme, moins d’emploi, plus de productivité d’une communauté de travail qui n’en peut mais. Une cour devant laquelle nous avions clairement établi des faits et indicateurs sur la situation sociale de La Poste.

 

Par ailleurs, dès 2014, devant la dégradation de la situation, la fédération SUD PTT s’était ouverte d’un courrier à la Direction Générale du travail, resté sans réponse à ce jour. Nous écrivons aujourd’hui au premier ministre, qui a eu connaissance du rapport de la cour des comptes sur La Poste et y a apporté une réponse. A notre sens, la responsabilité du gouvernement est autant engagée que celle des dirigeant-es de La Poste sur le sujet.

 

Notre question est claire : face au déni et au mensonge dans lesquels s’enferrent les dirigeant-es de La Poste, combien de temps encore avant que la tutelle de La Poste ne prenne des mesures pour stopper la catastrophe ?

 

Le 8 décembre, Sud PTT, la CGT et l’UNSA appelaient à la grève, pour répondre à la situation sanitaire et sociale vécue par les postier-es.

 

La Poste annonce un taux de grévistes de 4,7% au niveau national (10 % dans les centres financiers, 4,8% au Courrier, 3,7%pour le Réseau) . Au-delà des habituelles divergences sur les chiffres (La Poste basant ses pourcentages sur l’ensemble des effectifs, y compris les agents en congé longue maladie par exemple, et non pas sur les agents censé-es travailler le jour de la grève), nous nous interrogeons sur la validité de ces chiffres globaux alors que plusieurs directions territoriales refusent de communiquer les pourcentages de grévistes aux organisations syndicales. Mieux, plusieurs directions du Réseau (bureaux de poste) ont annoncé ne pas pouvoir communiquer de chiffres pour cause de plantage du système national de suivi des grèves. Visiblement la méthode est aussi scientifique que pour les logiciels de dimensionnement de la charge de travail !

Parallèlement des rassemblements ont eu lieu partout sur le territoire (Bordeaux, Marseille, Grenoble, Vannes, Toulouse, Bourges, etc.). Des milliers de postier-es ont montré leur ras-le-bol des conditions de travail dégradées, au Courrier, au Réseau, dans les services financiers et dans les services support. C’est un avertissement pour La Poste. Jusqu’à aujourd’hui celle-ci continue de faire la sourde oreille, tant vis-à-vis de la souffrance des personnels que des revendications des organisations syndicales. Pourtant le rapport de force, lorsqu’il est massif et unitaire, permet de gagner.

Ce rapport de force, Sud PTT compte bien tout mettre en oeuvre pour continuer à le construire. En premier lieu en ce qui concerne la mobilisation des postier-es. Une réunion des fédérations syndicales ayant appelé à cette journée de grève s’est d’ailleurs tenue ce matin, pour proposer dans l’unité des suites à donner à la mobilisation.

Mais il est aussi de notre responsabilité de créer les convergences au-delà des salarié-es et des organisations syndicales de La Poste. Les fermetures de bureaux de poste, qui touchent maintenant les grandes agglomérations,
suscitent de plus en plus la colère non seulement des postier-es, mais aussi de la population et des élu-es. Les collectifs pour la sauvegarde des bureaux de poste se multiplient, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Nous proposons comme perspective la création d’un collectif national unitaire pour la défense du service public postal, regroupant postier-es, usager-es, élu-es, organisations syndicales, associatives et politiques.

La Poste en tant que service public appartient à toutes et à tous. Son avenir ne doit pas se discuter dans les cercles dirigeants de la direction ou ceux du pouvoir politique. L’augmentation de la souffrance au travail des agents est totalement liée à la marche forcée vers sa privatisation. Afin de rendre l’entreprise attractive pour les marchés, La Poste mise sur des profits maximum en supprimant massivement des emplois et en cassant le service public. Non seulement Sud PTT refuse cette logique, mais réclame le retour à une véritable entreprise publique, tournée vers la satisfaction des besoins de la population, avec les emplois correspondants.

Dans le cadre de l'appel national à la grève lancé par l'intersyndicale CGT, SUD, Unsa, un rassemblement est organisé jeudi 8 décembre devant le bureau de Rondelet, à Montpellier. Les syndicats alertent sur une souffrance au travail dans l'ensemble des branches et réclament l'ouverture de négociations pour tous les métiers du groupe.

« Le malaise social qui existe actuellement à La Poste concerne l'ensemble des branches, pas uniquement celle du courrier », avertissent les deux secrétaires départementaux de Sud PTT, Yassin Yakhloufi (courrier) et Elodie Caron (réseau). Aux côtés de la CGT et de l'Unsa, le syndicat relaie l'appel national à la grève prévu aujourd'hui à La Poste. Tous les personnels, fonctionnaires comme contractuels, sont appelés à se rassembler devant le site de Rondelet à partir de 10h. Un mouvement qui s'inscrit dans le cadre des négociations ouvertes par la direction dans la branche courrier, suite aux alertes sociales déclenchées au niveau national.

Des alertes sociales également activées au niveau départemental, aussi bien dans la branche courrier (distribution) que pour le réseau (guichets) ou la banque postale, après la tentative de suicide d'une factrice au bureau de Rondelet. « La direction nationale ne tient compte que de la distribution. Elle fait un déni pour toute le reste », estime Yassin Yakhloufi. Pourtant, assurent les syndicalistes, la branche courrier est loin d'être la seule gagnée par ce « profond malaise » que creusent « les restructurations successives, qui se traduisent par des destructions d'emplois et une pression managériale accrue ». Si bien que l'intersyndicale réclame l'ouverture de négociations pour tous les métiers du groupe.

Dans la branche réseau, par exemple, « les incivilités, voire les agressions sont quasi quotidiennes dans les bureaux de poste », rapporte Elodie Caron. « Au 30 juin, 191 incivilités avaient été recensées dans la branche réseau. Au 30 octobre, on en comptait 291. Leur nombre a quasiment doublé en quelques mois », illustre la secrétaire départementale Sud PTT. « Dans les guichets, La Poste veut supprimer 2000 agents remplaçants au niveau national, ce qui en fait 70 au niveau de l'Hérault. Des recours abusifs à des intérimaires sans expérience ni formation vont contribuer à l'aggravation des mauvaises conditions d'accueil des usagers », insiste de son côté la CGT FAPT 34. « Tous les indicateurs de santé au travail se dégradent, tant au réseau qu'au courrier ou au centre financier », assure Yassin Yakhloufi qui évoque des arrêts de travail en quantité et même « des burn-out généralisés, sur l'ensemble des bureaux, par exemple à Frontignan. Seulement voilà : on a été reçus lundi et la direction nie cette souffrance au travail. On nous dit qu'on noircit le tableau », rapporte-t-il. (article Journal La Marseillaise du 8/12/2016)

 

Communiqué des fédérations CGT FAPT, SUD PTT, UNSA Postes

La crise sociale à La Poste est une réalité qui ne peut aujourd’hui être ignorée. En témoigne la récente médiatisation des conflits qui se développent partout sur le territoire.
Le Siège, les directions de La Poste persistent et signent dans leur insupportable attitude de déni.

Le lancement d’une « négociation », le 26 octobre, annoncée comme une réponse à la situation sanitaire et sociale dans l’entreprise, n’a été qu’un contre-feu. Le projet d’accord proposé à signature ne dit pas un mot de ce que vivent réellement les postier-es. Au contraire son préambule, son contenu, s’inscrivent dans la droite ligne de la politique catastrophique menée depuis des années. En cela, non seulement ce projet ne répond pas aux problèmes rencontrés par les personnels, mais ses conséquences sont dangereuses pour ces derniers.

Ce projet d’accord, c’est plus de flexibilité pour les facteurs, les factrices et leurs encadrantes. Rien en ce qui concerne l’emploi ! Or, les sous-effectifs sont criants. Il s’agit d’un aspect prioritaire, sans lequel il est impossible d’agir pour améliorer les choses. Le mal-être au travail, les conditions de travail nécessitent que La Poste s’engage dans une négociation de haut niveau. Le rythme effréné des réorganisations n’est pas remis en cause. La direction veut s’affranchir de la règle des deux ans minimum entre deux restructurations.

La branche courrier/colis ne respecte pas son engagement de suspendre les réorganisations à la distribution le temps de la négociation. Le Siège refuse d’étendre le périmètre de cette dernière à l’ensemble des métiers de La Poste. Le dialogue social est totalement absent.

C’est pourquoi les fédérations CGT, SUD, UNSA prennent l’initiative d’une journée de grève et d’action dans tous les services de La Poste, le 8 décembre. Elles demandent notamment une réelle suspension des réorganisations, une négociation concernant l’ensemble des branches et que la question de l’emploi soit au coeur de cette dernière. Les signataires de ce communiqué tiendront une conférence de presse à l’issue de la rencontre entre Philippe Wahl, PDG de La Poste, Christophe Sirugue, Secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et les organisations syndicales représentatives du personnel le 30 novembre 2016. Celle-ci aura lieu à 12H00 devant le Ministère de l’Economie et des Finances.

Négociations à La Poste

vendredi 4 novembre 2016,

 

L’unité dans l’action est nécessaire pour peser !

Communiqué de presse

Le 26 octobre, l’ensemble des fédérations s’est exprimé d’une seule et même voix lors de la réunion de lancement des négociations dans la branche Courrier/Colis. Il s’agissait d’obtenir l’arrêt des réorganisations, le comblement des emplois vacants et le remplacement des départs sur l’ensemble des branches de l’entreprise. Pour la fédération SUD PTT l’ampleur de la crise sociale à La Poste impose de traduire cette volonté unitaire en actes. Alors que le 21 novembre, une nouvelle réunion aura lieu avec la direction de La Poste, cette dernière dès le 27 octobre envoyait des consignes en complète contradiction avec les propos tenus par Philippe Dorge et Sylvie Francois.

Malgré un constat quasi unanime des fédérations sur un gel des réorganisations non appliqué, une non extension à tous les services de La Poste, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord lors de notre dernière rencontre.

Pour la fédération SUD PTT, loin d’avancer vers des négociations concernant l’ensemble des métiers de La Poste, la direction fait une salade niçoise de négociations annoncées ou déjà existantes et les vident de tout contenu. Déclarer : " la direction générale de La Poste a répondu favorablement aux organisations syndicales » est contradictoire avec les remontées que nous avons dans les départements. Nous pensons donc que les autres syndicats font preuve d’un surcroit d’optimisme en l’affirmant.

La fédération SUD PTT continuera à travailler à la construction d’un cadre syndical unitaire le plus large possible pour donner des perspectives à nos collègues. L’intervention des postier-es eux/elles-mêmes est décisive pour peser sur la situation. SUD PTT propose à l’ensemble des fédérations de La Poste d’organiser en commun une journée de grève nationale tous services entre les deux prochaines séances de négociations du 21 novembre et du 14 décembre, sur les revendications d’arrêt des réorganisations et d’une négociation concernant l’ensemble des métiers, avec au coeur de celle-ci la question de l’emploi, notamment du comblement des sous-effectifs. SUD PTT est d’ores et déjà ouvert à toute proposition d’action commune allant dans le sens de cet objectif.

Crise sociale à La Poste :

jeudi 27 octobre 2016

Est-ce une réelle prise de conscience de la direction ?

Depuis plusieurs semaines SUD-PTT a lancé une alerte pour dénoncer la souffrance au travail dans tous les services. L’accentuation, l’accélération des réorganisations, des fermetures de sites et les pseudo-négociations sur différents métiers comme les Conseiller-es bancaires ou sur les moyens de remplacement au réseau des bureaux de poste en sont l’illustration. Le fil conducteur pour nos patrons étant la productivité et donc les suppressions d’emplois. Le rapport publié par huit cabinets d’expertise, travaillant avec les CHST/CT est venu confirmé notre vision. Et malheureusement, les récents suicides ou tentatives (Bonneuil, Paris 5, Direction du courrier… ) sont venus rallonger une liste bien trop longue. Cette conjonction a contraint nos patrons à enfin réagir et sortir du déni. C’est dans ce contexte que la réunion du 26 octobre s’est déroulée. Portant initialement sur les conditions de travail des facteurs/factrices et leurs encadrant-es, l’ensemble des fédérations syndicales sont intervenues pour que cette négociation porte sur tous les services.

Une reunion en demi teinte

Une satisfaction : c’est l’expression commune des syndicats exigeant l’arrêt des réorganisations, le comblement des emplois vacants et le remplacement des départs sur l’ensemble des branches de l’entreprise.

Du coté des réponses patronales, la fédération SUD PTT est nettement plus dubitative. Obtenus après une longue interruption de séance, la suspension des réorganisations à la distribution jusqu’à la fin des négociations (soit quelques semaines) est bien maigre. Elle est d’autant plus que dès aujourd’hui des directions locales affirment poursuivre leurs projets (Aisne, Paris, Gironde, Vaucluse, Bouches-du-Rhône...). Sur la question de l’emploi (sujet tabou jusqu’à présent), le verrou a sauté mais là encore aucune annonce aucun engagement et un renvoi à la négociation locale. Sur les autres services, La Poste a cru trouver une porte de sortie en indiquant que des négociations avaient d’ores et déjà lieu sur les autres branches de l’entreprise et qu’elles pourraient intégrer les problématiques sur les conditions de travail et l’emploi. Cette pirouette est à mille lieux de l’exigence légitime de négociations sur l’ensemble du Groupe. Force est de constater qu’au regard de cette crise sociale qui a des similitudes très fortes avec celle traversée en 2012, les annonces sont timides et prises sur le coup d’une mise au pied du mur des organisations syndicales.

Ces dernières ont prévu de se revoir rapidement afin de discuter des suites unitaires à apporter tant durant les négociations que sur le terrain. Pour la fédération SUD, ces négociations ne doivent pas se dérouler à froid, la question de la mobilisation des premier-ères concerné-es, en l’occurrence les postier-ères, devra être posée afin de peser et que des réponses à la hauteur de la crise sociale soient enfin apportées.

Montpellier le 20 octobre 2016

 

Mr Michel GARDY

Directeur Régional

M Christian MOREL

Directeur DSCC

Mme Mylène FRANCESCHI

Directrice Centre Financier

 

 

 

 

Objet : Alerte sociale

 

 

 

Madame, Messieurs, ,

 

 

Par la présente, le syndicat SUDPTT34 vous alerte sur la dégradation croissante des conditions de travail liées aux réorganisations et gestion des effectifs, que vous mettez en place et dont vous êtes responsable juridiquement.

 

Depuis des mois, nous vous interpellons sur les difficultés que les postières et les postiers rencontrent au quotidien. Ces situations accentuent fortement la souffrance au travail, de la pénibilité physique au stress grandissant.

 

Les organisations du travail deviennent pathogènes. Nous énumérons à nouveau les causes et conséquences de l’application d’un plan stratégique qui réduit les coûts pour développer les bénéfices d’un Groupe à capitaux publics. Les résultats largement rentables affichés récemment charrient leurs lots de personnels en souffrance et en décrochage : conditions de travail dégradées par la surcharge, risques psycho-sociaux importants, arrêts de travail en augmentation et non remplacés, dégradation de la qualité de service, véritable abandon du service public, explosion des heures supplémentaires , pression managériale, etc...

 

Les emplois manquent, les personnels ne peuvent plus exercer leur métier dans de bonnes conditions alors qu'un fort potentiel est disponible avec les emplois précaires que vous utilisez comme un personnel « Kleenex ». SUD PTT 34 dénonce le recours systématique à la flexibilité et à la précarité, en lien avec le plan stratégique « conquérir l’avenir ».

 

 

Notre inquiétude est réelle à la vue des conditions de travail dégradées actuelles et futures, issues particulièrement de la période de forte activité de fin d'année qui approche.

 

En conséquence, le syndicat SUDPTT34 vous demande l'arrêt immédiat des réorganisations, des embauches correspondant aux besoins, notamment en fin d’année mais au-delà, en tout cas jusqu'à ce que les agents retrouvent des conditions de travail décentes, dans le respect de l'humain, de l’équilibre de vie et du droit.

 

Nous vous rappelons qu'en tant qu'employeur, vous êtes garant et responsable de la santé physique et mentale, ainsi que des conditions de travail de vos salarié-es. Des cas de souffrance caractérisée et concrets nous parviennent. Nous prendrons nos responsabilités si vous ne réagissez pas au plus vite.

 

Dans l'attente de vous rencontrer pour échanger sur ces problématiques et en espérant que vous prendrez une décision rapide concernant notre demande, veuillez agréer, Madame, Messieurs, nos salutations.

 

le 20 octobre 2016

 

 

 

Le 19 février dernier, une CDD faisait un AVC au travail

Malheureusement ce cas n’est pas isolé. Il est donc temps de briser l’omerta.

Cette affaire est symptômatique de ce que les collègues vivent et entendent chaque jour dans les services : pressions liées aux objectifs et aux manques de moyens, non prise en compte de la dégradation de l’état de santé (stress, fatigue, mal-être, burn-out) des salarié-es. D’autres dossiers similaires nous parviennent et les langues commencent enfin à se délier.
- en Savoie, une factrice est décédée l’an dernier des suites d’un AVC au travail. Là aussi c’est une collègue qui a alerté les secours.
- en Essonne : après des années de harcèlement et d’acharnement managérial, un agent finit par péter les plombs et fonce sur un de ses collègues avec un camion postal en juillet 2015. Ce dernier décèdera quelques heures plus tard.
- dans le Doubs, à Pontarlier, un facteur s’est suicidé en début d’année après avoir laissé une lettre incriminant La Poste et sa gestion catastrophique de la réorganisation.
- dans le Finistère, le tribunal administratif vient de reconnaître en accident du travail le suicide d’un cadre (en 2012). La Poste avait refusé jusqu’alors cette qualification !

Et c’est sans parler des multiples harcèlements moraux et pressions managériales qui se soldent par des burn-out, des dépressions, des ruptures conventionnelles ou des licenciements pour inaptitude.
Dans toutes ces affaires, La Poste a mis et met encore en danger ses salarié-es.

FIN DE CONFLIT DES FACTRICES ET FACTEURS DE RIVESALTES

C'est une belle victoire emblématique qui a été arrachée hier vendredi 1er juillet 2016 par les factrices et les facteurs de Rivesaltes après 214 jours de grève soit 7 mois d'une lutte âpre et acharnée face à une direction de La Poste dogmatique et jusq'au-boutiste.

 Ces 7 mois de lutte exemplaire et solidaire démontrent s'il en est besoin que rien n'est inéluctable à La Poste et que les postier(e)s peuvent gagner, comme en l'espèce, sur l'emploi, les conditions de travail, le maintien et le développement du service public postal.

 

 Comme le disait Gandhi "à l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent".

 

En effet, tout au long de ce conflit jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, les factrices et les facteurs de Rivesaltes n'ont jamais faibli pour faire valoir et respecter leurs droits et leur dignité.

 

 Dorénavant, rien ne sera jamais plus comme avant pour les factrices et facteurs de Rivesaltes car leur mouvement qui mérite le respect démontre également que la lutte des classes que d'aucuns qualifient de surannée est toujours vivace.

 

 

Les grévistes et le syndicat Sud Poste 66

remercient chaleureusement tous les soutiens qui se sont exprimés tout au long de cette lutte et qui ont contribué à la victoire de celle-ci.

 

URGENT!!!!

 

Suite à une demande de la cour d'appel de Montpellier sur l'affaire du complément poste celle ci nous demande de joindre  pour chaque cas une preuve permettant de déterminer une réelle différence de traitement entre un fonctionnaire et un contractuel à situation identique ( niveau de fonction et maitrise du poste).

Pour cela il nous faudra les notations des années 2011/2012/2013 de chacun-ne .

Vous devrez adresser à votre responsable RH une requête dans ce sens.

 La cour d'appel  nous demande que les dossiers soient déposés avant le 1er Août.

Vous l'aurez compris il faut faire vite pour les faire remonter au syndicat!!!

Solidairement

SUD PTT 34

 

 

 

Soutien aux collègues du 66 !

 

Mardi 31/05/2016

 

Ce jour les militants Sud PTT 34 étaient présents devant la DSCC du Golf du Lyon en soutien aux collègues en grève du 66 ! Contre la répression, tous ensemble pour défendre les droits de postiers, et des travailleurs !!

Les factrices et les facteurs De Rivesaltes basculent dans le désespoir

Communiqué SUD et CGT des Pyrénées Orientales

Ce jour lundi 23 mai 2016, les grévistes de Rivesaltes soutenu(e)s par les syndicats Cgt et Sud entament leur 176ème jour de grève pour la défense de leurs emplois, leurs conditions de travail et le service public postal. Face au dogmatisme, aux provocations multiples et au déni permanent de la direction de La Poste dans le cadre des pseudo-négociations (pour information aucune séance de négociations depuis plus de 15 jours), le conflit de Rivesaltes est sur le point de prendre une tournure dramatique.

En effet, poussé(e)s à bout par l’intransigeance et la surdité de La Poste face aux justes et légitimes revendications des grévistes, ceux-ci se sentent purement et simplement abandonnés. C’est pour cela qu’une partie des grévistes vient de décider, en toute conscience, d’entamer une grève de la faim à compter du mardi 24 mai 2016 à 0 heure pour alerter l’opinion publique sur la façon dont la direction de la Poste considère ses agents.

Même si sur le plan idéologique les syndicats Cgt et Sud n’acquiescent pas à cette démarche de désespoir qui relève avant tout d’une décision personnelle, il n’en demeure pas moins que ceux-ci seront aux côtés des grévistes de la faim pour les assister dans cette épreuve grave de conséquence. Car si nous en sommes arrivés à ce cas extrême, la responsabilité en incombe principalement à la direction de La Poste qui à travers ses restructurations permanentes destructrices d’emplois et de lien social fait souffrir de manière éhontée ses agents physiquement et mentalement.

Il est utile à cet égard de rappeler que depuis novembre 2013 d’importantes tensions sociales sur le site de Rivesaltes (multiples préavis de grève, négation par la direction de la poste de la souffrance au travail et de l’exposition des agents à des facteurs de risques psychosociaux…) ont engendré ce conflit d’une durée exceptionnelle car les grévistes ne veulent plus revivre une telle situation anxiogène.

L’action de grève de la faim s’effectuera au campement « facteurs debout » de Rivesaltes allées Maréchal Joffre.

Solidarité grévistes : chèques à l’ordre de Sud Poste 66 ou Cgt Fapt 66, 2 boulevard Henri Poincaré 66100 Perpignan Nous invitons tous les citoyens qui le souhaitent à venir témoigner leur soutien et leur solidarité aux grévistes de la faim.

La Cour des Comptes doit retravailler sa copie

Productivité n’égale pas forcément intérêt général

Dans un référé qu’elle a adressé au gouvernement, c’est cette fois ci le réseau postal qui est sur la sellette. Un réseau d’établissements qui accueillent chaque jour plus d’1 million d’usagers, souvent le dernier “bastion” du service public en zone rurale ou dans les quartiers populaires. Une fois encore, la Cour des Comptes a une approche purement comptable de la satisfaction des besoins sociaux et demande au inisyère de l’économie de réduire encore la dimension et la qualité de ce réseau. Un réseau postal qui a déjà souffert de puis la loi de 2010 avec la campagne de “transformations” menée par la Direction de La Poste avec l’appui du gouvernement et parfois à leur corps défendant, des élu-es. La notion de point de contact retenue par la loi couvre aussi bien un grand bureau de poste urbain, qu’une station service dans laquelle seules quelques opérations postales sont possibles.
Les élu-es locaux sont souvent confronté-es à un chantage de La Poste quand elle souhaite “transformer “ un bureau en agence postale communale ou en relais poste. Dans le cas du maintien du bureau décidé par le conseil municipal, les horaires sont réduits à la portion congrue, de préférence quand les usagers ne peuvent s’y rendre, l’alternative d’une agence communale contre rétribution ou d’un relais poste aux horaires étendus devient alors une alternative acceptable.

Le contribuable finance les fermetures de bureaux de poste

Ce que la Cour des Comptes omet d’écrire dans son référé sur le réseau postal, c’est que l’abattement fiscal de 170 millions d’euros dont bénéficie La Poste, donc une charge supplémentaire pour les contribuables, est largement consacré au versement des loyers des ersatz de bureaux de poste qui se substituent peu à peu au “vrai” réseau postal. En bref, le contribuable finance la fermeture de son bureau de poste ! Les détails de cette entourloupe sont décrits dans les comptes-rendus (inaccessibles) de l’Observatoire National de la Présence Postale, un organisme ad-hoc et très mystérieux qui se compose d’une trentaine de personnes dont la moitié sont des élu-es, sénateurs, député-es, conseiller-es régionaux.

La priorité à la collectivité

Pour la fédération SUD PTT, la priorité pour La Poste, comme tout autre service public d’ailleurs, est de veiller à la satisfaction des besoins sociaux. La ligne budgétaire doit être conçue dans ce sens, avec la mise en œuvre de ressources qui ne proviennent pas forcément du budget public. Nous pensons par exemple au secteur bancaire qui abandonne sans vergogne les clientèles défavorisées à La Poste, présente par ses services de base mais aussi par son implantation exceptionnelle. Le maintien d’un réseau fiable, cohérent et offrant de multiples services est d’autant plus nécessaire dans une période de crise qui voit une population de plus en plus nombreuse basculer dans la précarité. Aujourd’hui, à l’heure de la numérisation et de la transformation des échanges, le service public est l’affaire de ses usagers. C’est de leurs besoins que doit partir la réflexion, un débat qui doit faire peur au gouvernement puisqu’il qu’il persiste à l’éluder et à promouvoir des fausses solutions. Comme le 23 mars dernier, alors qu’un rapport sur l’avenir des facteurs jetait le trouble à force d’inanités, SUD PTT répondra point par point à la Cour des comptes sur la question du réseau postal pour lui rappeller que sa mission première est de servir le public et pas de produire des dividendes.

 

La fédération SUD PTT appelle l’ensemble des personnels à la grève contre le plan stratégique de La Poste

Lors du CA de décembre 2015, les dirigeants du groupe La Poste présentaient à leurs actionnaires, l’Etat et la Caisse des Dépôts, un budget reposant sur deux axes, le développement des activités commerciales et la "maîtrise des charges".

Sur l’emploi, depuis 2005, plus de 16 000 départs au Courrier-Colis n’ont pas été remplacés, autant pour la qualité de service ! De même, la saignée continue dans les service supports de la maison mère avec des dizaines de fermetures de sites au moment même où La Poste est censée se moderniser et a donc besoin de toutes les compétences.

Côté service public, la direction programme les fermetures de bureaux de poste, en catimini et avec la bénédiction des parlementaires de l’observatoire de la présence postale, les fermetures de centres de tri et leur cortège d’emplois locaux supprimés.

Au vu de ce qu’annonce ce budget, 2016 sera une année noire pour le service public postal, l’emploi et les conditions de travail.

Ce constat nécessite une riposte de l’ensemble des services. C’est le sens de notre appel à la grève à partir du 23 mars.

La fédération sud ptt dépose un préavis illimité.

Appel au soutien financier

vendredi 5 février 2016,

Les factrices et les facteurs de Rivesaltes et Cabestany (Pyrénées Orientales) sont respectivement en lutte depuis 70 et 60 jours.

Ces agents se battent autour d’une revendication principale : l’emploi. Ils et elles se heurtent à une inflexibilité de la Poste sur cette question qui est pour elle un véritable tabou. A aucun moment La Poste n’a entamé des négociations loyales et constructives préférant user de tous les artifices (remplacement des grévistes par des intérimaires, cédéisation de rouleurs de plaque pour casser la grève, désinformation,...) pour tenter de démontrer aux yeux du plus grand nombre (postier(e)s, usagers, élus) que la grève ne paie pas. La Poste réfute obstinément l’idée qu’une poignée d’hurluberlus mettent à mal la stratégie nationale de l’entreprise fossoyeuse d’emplois et de bonnes conditions de travail. Les agents de Rivesaltes et Cabestany sont viscéralement convaincus du contraire.

Au-delà du combat catégoriel qu’ils et elles mènent, c’est aussi la défense d’un service public postal universel et de qualité. Pour mettre à bas la stratégie scélérate de La Poste qui nous impacte tous fortement, un soutien moral et financier est indispensable.

Envoyer donc vos lettres de soutien et vos aides financières à SUD POSTE 66 2 boulevard Poincaré 66100 PERPIGNAN

Les candidat-e-s présenté-e-s par SUD PTT 34 au CRSF de Montpellier
Las candidat-e-s présenté-e-s par SUD PTT 34 au Réseau de l'Hérault
Les candidat-e-s présenté-e-s par SUD PTT 34 à La DSCC Golfe du Lion

 

Revalorisation des carrières des fonctionnaires


A La Poste, c'est pour quand ?


Le gouvernement prépare des mesures de revalorisation des grilles indiciaires des fonctionnaires de catégorie C au 1er janvier 2014. SUD revendique l'application des mesures envisagées aux grilles correspondantes à La Poste. D'ores et déjà, le 4 juillet, le gouvernement a rajouté un indice supplémentaire à la grille indiciaire du

grade qui correspond à celui d'APN2. SUD renouvelle aussi son exigence d'une adaptation des mesures prises par le gouvernement fin 2009 pour les fonctionnaires de catégorie B aux grilles correspondantes à La Poste.

 

Les fonctionnaires Poste ne doivent pas être exclus

Dans la Fonction Publique, certaines mesures de revalorisation catégorielle ont pu atténuer les pertes de pouvoir d’achat. Les mesures envisagées pour le 1er janvier 2014 (catégorie C) ont pour but explicite de compenser le gel du point d'indice depuis 2010 et d'éviter le tassement des grilles indiciaires vers le SMIC. Les fonctionnaires à la Poste subissent la même situation. Et ils ne bénéficieraient pas des mêmes mesures ?

Les grilles de reclassement et de reclassification sont des grilles spécifiques mais ces grilles sont en correspondance avec celles de la Fonction Publique. Il est inacceptable que les mesures prises dans la Fonction publique ne soient pas adaptées aux grilles Poste !

Prolonger les grilles en fin de carrière

Beaucoup de fonctionnaires sont bloqués depuis des années sur le dernier indice de leur grade sans aucune possibilité d'avancement ni d'augmentation de salaire. Le relèvement de l'âge de départ à la retraite augmente le nombre de ces situations. Il faut donc revaloriser les indices de fin de carrière et créer des échelons supplémentaires.

Par un décret du 4 juillet 2013 (2013-588),le gouvernement crée un

échelon supplémentaire ordinaire, l'indice 499 après l'indice 479sur la grille correspondante à celle d'APN2.

Il est indispensable de faire bénéficier les APN2, bloqués à l'indice brut

479 depuis plusieurs années, de l'indice 499. Et il faut des revalorisations

identiques pour les autres grades. L'Etat l'a fait pour la catégorie B

correspondant à la classe 2, aux CAPROs, à certains grades de reclasse-ment comme les CT. Il l'envisage pour la grille équivalente à celle de préposé ou d'APN1. Il ne devrait y avoir aucune raison pour que La Poste refuse de le faire.

La Fédération SUD demande donc l'application des mesures de revalorisation des indices terminaux et une adaptation des mesures prises Fonction Publique aux grilles spécifiques de La Poste.

SUD revendique l'ouverture d'une négociation sur les carrières des

fonctionnaires à La Poste.

En février 2013, la DRH a pro-mis un examen de la situation. Et après ?

A l'occasion des négociations salariales, la Directrice des Ressources Humaines de la Poste, Sylvie François écrivait aux organisations syndicales, le 26 février 2013:

"Par ailleurs, je vous informe que La Poste réalisera en 2013, une ana-lyse du positionnement des grilles statutaires des fonctionnaires de La Poste au regard notamment des évolutions qui pourraient être mises en œuvre par l'État sur des corps et des niveaux similaires".

Madame, il est temps de tenir vos promesses, notamment pour les fonctionnaires de classe 1 dont les grilles sont similaires à celles des fonctionnaires de catégorie C, après le décret du 4 juillet 2013 et les mesures en préparation pour le 1er janvier 2014! SUD pense qu'il serait de simple justice de réexaminer la situation des

fonctionnaires de classe 2 (+ CAPROs + CT et CTDIV, TINT et CTINT) dont

les grilles sont similaires à celles des fonctionnaires de catégorie B, après

les mesures prises en 2009 par le gouvernement pour la catégorie catégorie B.

SUD a écrit en ce sens à la Directrice des Ressources Humaines.

 

Un nouveau patron et après ?

 

Mr Philippe Wahl est donc le nouveau PDG de La Poste. Sans faire de procès

d’intention, il nous semble qu’un banquier bon teint ne soit pas la personne la

plus indiquée pour répondre aux attentes des usagers et des postier-es !

Depuis plusieurs mois, la fédération Sud-PTT de-mandait la démission de Jean-Paul Bailly. Nous n’allons pas nous plaindre de son départ, loin delà… Toutefois, rien dans la nomination de son successeur n’incite à se réjouir.

Ainsi, Mr Wahl tient les rênes de La Banque Postale depuis plus de 2 ans, sans jamais remettre en cause la banalisation des services financiers qui deviennent

une banque comme les autres. La priorité donnée au développement de la banque patrimoniale (la banque des riches) et du crédit revolving en est une illustra-tion. De plus, les suppressions d’emplois et les réor-ganisations non-stop dans les centres financiers se sont poursuivies.

Pour rester dans l’actualité récente, Mr Wahl, mem-bre du comité exécutif de La Poste, a activement par-ticipé à l’élaboration du plan stratégique 2013-2018,

un texte qui annonce clairement la couleur, en entéri-nant la poursuite des suppressions d’emplois et de la modération salariale. Un passage est particulièrement

édifiant : « Cette dégradation (de la situation économique) est d’autant plus préoccupante que nous entrons dans une période où les départs en retraite

seront beaucoup moins nombreux que précédemment, ce qui rend difficile le maintien du modèle social actuel. » Autant dire qu’une épée de Damocles est suspendue au-dessus de nos têtes... et que les jours du CDI à temps plein comme «modèle social»

postal sont peut-être comptés...

Un bilan inquiétant !

Le bilan professionnel de Mr Wahl est loin d’être mar-qué par la défense du service public. Ainsi, au début des années 2000, en tant que directeur général des

Caisses d’Epargne, il milite activement pour changer leur statut « à but non lucratif ». Il a aussi participé au démantèlement d’une partie de la Caisse des Dépôts et

Consignations, avec la création de NATIXIS, établissement financier qui a laissé une ardoise de 25 milliards aux épargnants. Plus récemment, il occupait un poste à haute responsabilité chez RBS (Royal Bank of Scotland), une banque dont la crise financière de 2008 a provoqué une chute de 88 % de ses actions, en rai-son des actifs toxiques qu’elle détenait…

En clair, celui qui considère l’activité de banquier comme « le plus beau métier du monde, un métier extraordinaire, fascinant » n’est pas connu pour être un ardent défenseur du service public !

 

L’Etat doit assumer son rôle !

Quel que soit le PDG de La Poste, cette dernière reste une entreprise détenue à 100 % par des fonds publics.

A ce titre, l’Etat reste, de fait, le décisionnaire. Pour Sud-PTT, la nomination d’un nouveau patron doit être l’occasion pour l’Etat de reprendre la main et de re-définir les orientations économiques et sociales de cette entreprise de service public.

Présenté le 4 juillet, le plan stratégique 2013-2018 est nuisible pour le service public et générateur de casse sociale. Ce plan a été rejeté par les syndicats majori-taires et n’a reçu l’approbation d’aucune autre orga-nisation. Il doit donc être abrogé par le gouvernement.

Cette décision permettrait l’organisation d’un vrai débat sur l’avenir de La Poste et

des postier-es. Il y a urgence !

 

 

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