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Mesurettes de fin d'année:

Comme d'habitude....Rien, nichego, niente, nada, wallou, nothing, nitchs !!!

 

Cette année, comme les années précédentes, à la PIC Languedoc le personnel ne bénéficiera d'aucune mesure pour les fêtes de fin d'année, car il fallait choisir entre les cowboys, mister freeze, etc.. et les mesures de fin d'année.

Alors nos responsables dans leur grande bonté ont tranché: il n' y aura pas de compensations pour les agents travaillant les 24, 25 décembre, 31 décembre et 1er janvier, ces jours étant pour eux des jours comme les autres.

A l'heure où dans les autres PIC, les Directions ont pris des mesures accordant des RC aux agents travaillant ces périodes, la PIC Languedoc fait exception. C'est à croire que tous les personnels ne sont pas logés à la même enseigne suivant les responsables qu'ils ont en face d'eux.

Notre direction nous rabâche les oreilles à longueur de journée que l'on est dans l'homogénéisation des pratiques en PIC, et là on l'oublie ???

Comment expliquer cette position quand on se vante partout que l’on œuvre pour le bien être de son personnel en organisant des évènements inutiles et pompeux.

Pour une fois qu’un signal aurait pu être donné aux agents de la PIC en remerciement de tous les sacrifices accomplis pour que le trafic passe (car aujourd'hui faire son travail à la PIC correctement relevé du sacerdoce), c'est un tout autre choix qui a été fait.

Cela ne nous étonne guère car à la PIC Languedoc plus qu’ailleurs, les aspirations du personnel est le cadet de leurs soucis.

A SUD , nous continuerons à réclamer l'application de mesures qui permettent à l'ensemble du personnel de pouvoir passer sereinement les fêtes de fin d’année auprès des leurs

Il est plus que urgent que les agents se mobilisent pour que leurs conditions de travail s'améliorent. La Direction doit être à l'écoute de leurs préoccupations faute de quoi la colère risque de grandir.

 

Si l'homme change d'idée comme de chemise, ceux qui ne varient jamais dans leur vision du monde doivent avoir du linge bien sale.

Citation de Pierre Dac ; Les pensées (1972)

 

Rencontre dialogue social :RDSL du 21/06/2016

 

 

Cette réunion était sur la présentation du projet d’établissement.

 

Voici les points les plus importants abordés:

 

-La direction nous informe qu’elle souhaite être une PIC référente en matière de Santé et Sécurité au Travail (SST).

C’est ainsi que nos cadres ont décidé d’imposer le Système  de Management à la Sécurité et Santé au Travail (SMSST), composé d’un noyau dur de cadres, chefs d’équipe, faisant fonctions, d’agents exemplaires désignés d’office et des membres du CHSCT (normalement).

 

Le comité SMSST ne devrait pas se substituer au CHSCT, mais en être un complément au sens large du terme. Les agents du dit comité devront faire appliquer à la lettre les règles RH et de manutention au sein de l’établissement, et participer à l’élaboration de l’Evaluation des Risques Professionnels (EvRP).

Les membres du SMSST devront prévenir les collègues de travail qu’ils n’appliquent pas les consignes, et si les contrevenants n’acquiescent pas, ils devront être dénoncés par leur petit-e camarade exemplaire.

Le noyau dur croyant bien faire sera malheureusement à la solde de la direction pour invalider les ATA et permettre de sanctionner les récalcitrants.

 

SMSST = Système de Management de Surveillance Sournoise du Travail.

 

 

-Les responsables de la PIC nous présente les dispositions qui sont ou vont être mise en place pour optimisé notre établissement.

*Chrono: il y a environ 500 objets triés par les agents de la nuit, mais les responsables de Chrono souhaitent que cela soit au minimum doublé.

*MTP: Il faut optimiser les deux machines, avec peut-être a cours terme, intégrer le trafic de Saint-Jean-De-Védas (SJDV) car à en croire notre direction, même si les collègues sont en grève, on passerait largement le trafic et ce sans moyen supplémentaire.

Le test d’utilisation du souffleur pour les liasses des LR en carton de couleur rose devra s’intensifier, car il y aurait un bon retour et permettrait d’améliorer notre QS.

*MTI GF: Mme Radix nous a averti que la PIC était pilote pour oblitérer les grands formats. Sauf que la PIC de Bordeaux l’a déjà testé, ce qui implique que nous sommes plutôt une PIC de déploiement.

*PPI: Au vu d’une augmentation supposée des PPI (environ 300% jusqu’à 2020), nos dirigeants souhaitent mettre en place un chantier spécifique avec une nouvelle machine à coté du dépiau, pour ainsi améliorer notre QS qui est au plus bas. Chaque brigade de cet îlot spécifique devra « obligatoirement » traiter tous les objets qui leurs seront confiés.

*Formation Qualifiante: Il y a aura deux sessions (le 10/10/2016 et 14/11/2016) pour la classe 1 et aucune pour la classe 2 cette année.

*Ecran de télé: Le quai arrivé et le quai départ auront un écran comme les gares de trains avec les arrivés, les départs et les retards en temps réel. Pour les MTI PF un autre écran sera mis en place, pour aidé à la visualisation du plan de tri que l’agent effectue et peut-être d’autre surprise comme la cadence, à suivre.

Sur les autres écrans de la PIC il y a aura plein d’informations concernant la PIC. Cela ne risque-t-il pas de nous perturber dans notre quotidien, car sans ces informations dormirions-nous tranquille?

Rassurez-vous, ce ne sont que des chiffres qui n’intéressent pas grand monde.

*Amazon: Le site d’achat en ligne est devenu le premier client de La Poste. Cet ogre qui voulait nous manger tout cru a changé d’avis, il n’y a donc plus de concurrence entre nous concernant les livraisons.

Mais il nous fera passer des tests au niveau des départements, et ceux qui réussiront auront le marché, sinon le trafic de ces colis partira à la concurrence.

*Contribuer au développement des nouveaux services: La direction veut développer le CA qui a du mal à se développer, en inventant des idées plus que farfelues pour certaines, telle que louer les salles de réunion qui sont déjà difficile à obtenir. Aller aider les maraîchers pour le transport de leurs marchandises et pourquoi pas aller cueillir les fraises qui sont juste à coté avec les agents en surnombre.

 

Malheureusement, à part nous faire culpabiliser, nous infantiliser, accroitre notre charge de travail et nous fliquer, rien de concret pour les agents de la PIC.

 

Ticket-Resto ou pas de Ticket-Resto,  telle est la question?

 

Nous n’irons pas sur le chemin tumultueux de qui est le père ou la mère de la FUTURE obtention probable des Ticket-Resto.

 

Le service de téléphone de la direction fonctionne bien pour certaines personnes, prêtes à tout pour leur convenance personnelle à avoir une info  en avant-première, mais on était au taqué cette fois-ci.

 

Les collègues après certaines HIS et certains tracts, nous ont interpellés pour savoir que faisait SUD à ce sujet et pourquoi nous n’avions pas informé tel LUCKY LUKE les agents de la PIC Languedoc.

MAIS POURQUOI …… ???????

Bah, parce que notre chère direction ne nous porte pas dans son cœur, peut-être???

 

Malgré nos relances pour avoir la réponse officielle à la pétition et aux audiences faites, nous étions en attente,  à la différence de certaines centrales syndicales toutes puissantes, de la réponse définitive de la Direction Nationale et de la DSCC pour vous en informer.

Réponse que nous attendons toujours.

 

Nous rappelons aux  collègues, que l’obtention de ses titres n’est aucunement automatique, et qu’elle obéit à des règles d’attributions précises.

 

Nous nous réjouissons de cette information pour les collègues qui les souhaitaient, mais SUD veut toujours une ouverture pour les brigades de nuit d’une vraie restauration collective (c’est-à-dire pas de réchauffé) pour  celles et ceux qui veulent manger équilibré et varié.

 

 

 

Morale de cette histoire :

Ce sont bel et bien les collègues eux même qui ont été les moteurs de cette avancée en faisant reculer La Poste, grâce à leur unité et leur détermination.

Les pétitions et leur soutien pendant nos réunions avec la direction ne sont pas étranger à cette décision.

 

Compte rendu RDSL du 22 mars 2016

 

Une rencontre de dialogue social local s'est tenue à la PIC le 22 mars dernier.

Il a été abordé plusieurs sujet, parmi lesquels la nouvelle gouvernance des PIC, le cap 2016 et l’évolution de la production .

 

S’agissant de la nouvelle gouvernance, il est annoncé aux OS que l'ambition de la BSCC (Branche Service Courrier Colis) est d'aller vers le monde de nouveaux services à l'horizon 2020.

Pour les besoins il est créé une nouvelle direction le DRIC (Direction du Réseau Industriel Courrier) qui doit marquer une, nouvelle étape, celle de l'excellence opérationnelle de l'outil industriel courrier au service de cette ambition.

 

Cette direction va désormais gérer les 37 PIC avec comme enjeux de mettre en œuvre le schéma directeur industriel de la BSCC à l'horizon 2020.

Autant dire pour les personnels que ce n'est pas une bonne nouvelle car le but inavoué est de fermer des PIC et d’homogénéiser les pratiques dans celles qui restent pour faire encore plus de productivité et d'économie sur le dos du personnel.

 

Concernant le cap 2016, là aussi les lendemains ne seront pas meilleurs puisqu’il est prévu une baisse des effectifs par rapport à 2015 . Les ajustements se feront en embauchant de la force variable (intérim, cdd). Autant dire que la précarité va continuer à se développer sur la PIC au détriment de la qualité de service.

Enfin sur le dernier à savoir l'évolution de la production, la baisse du trafic suit son cours selon la Direction ce qui justifie la taille dans les effectifs.

Pour SUD, la santé des postiers doit être une préoccupation première et les orientations de la boite ne rassure guère. Elle ne font qu’accentuer une situation déjà catastrophique avec les accidents de travail et les arrêts de travail pour maladie en augmentation et les maladies professionnelles qui se développent .

 

Au moment où le siège assigne comme objectif aux chef d'établissement d'avoir zéro accident dans leur entité, il ferait mieux d'investir dans la santé au travail en donnant aux postiers les moyens d’effectuer leurs tâches.

 

En attendant, il est urgent pour les personnels de se mobiliser pour faire bouger les choses dans le sens d'une réelle amélioration !!!

 

L'entretien annuel d'appréciation

Mode d'emploi !

 

 

L'entretien annuel d'évaluation est un acte managérial important qui s'il n'est pas maîtrisé peut avoir des conséquences néfastes pour la carrière de l'agent (promotion, salaires...).

Cet entretien est obligatoire et a pour objet de permettre le bilan des compétences sur le poste, la fixation d'objectifs pour l'année en cours, un échange sur les besoins de développement des compétences, un projet professionnel ainsi qu'un suivi managérial.

Lors de l'ETC (Espace Temps Communication) du mois de janvier, nos responsables nous ont informé que l'évaluation faite sur papier ne sera plus à l'ordre du jour mais qu'elle sera dématérialisée sur internet et plus particulièrement sur « www.maboxrh.fr », avec la validation sur ce même site. Si vous désirez un support papier il ne restera plus que vos imprimantes, sic !!!

Faut-il voir un gain de temps, de productivité et d'économie ???

L'économie est certaine car le papier est excessivement cher, et il y a un second effet KISS COOL : vous faite un geste écologique, alors on dit BRAVO !!!

Le gain de temps et de productivité est très clair pendant que vous analysez et contrôlez le document (dixit le nouveau responsable de communication) de chez vous bien au chaud et bah vous ne le faites pas pendant le temps de travail. Ooooh ! on retrouve encore madame économie.

Merci chers dirigeants, car sans votre sagesse on aurait dû supprimer 2 à 3 postes si ce n'est plus.

 

Concernant nos collègues qui n'ont pas internet et bah.... Il faudra se prosterner comme à la cour des temps jadis pour obtenir votre dû ou utiliser l'ordinateur de l'îlot manuel. Que de choix ! C'est à en perdre la tête et cela à coup sûr après votre vacation ou pendant votre pause.

 

La PIC Languedoc n'est pas une DSCC à elle toute seule, ni un État dans l’État, et ne doit pas restreindre les droits du personnel à son bon vouloir.

De plus connaissant certains et certaines, aucune brigade et aucun îlot ne fera la même chose, donc pour que tout soit cadré correctement la section de la PIC SUD PTT 34 demande une audience avec la direction, pour faire valoir nos droits et une équité pour toutes et tous.

Petit rappel sur vos droits concernant l'entretien d'évaluation :

 

-Les entretiens d'appréciation portent sur ce que l'agent a fait entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015

-En accord avec l'agent, l'appréciateur(le N+1) doit fixer suffisamment à l'avance un rendez vous pour l'entretien.

-L'appréciateur doit veiller à ce que l'entretien se déroule dans le calme et dans la plus grande confidentialité.

-Chaque point doit être débattu avec l'agent lors de l’entretien. Les grilles d'évaluation ne doivent en aucun cas être remplies à l'avance.

-Le N+1 fait le bilan avec vous sur la réalisation des objectifs de l'année précédente.

-Il vous soumet les objectifs pour l'année en cours. Ils doivent être précis, si possible chiffrés et datés, dépourvus d’ambiguïté et se référer aux activités figurant dans la description du poste de travail de l’agent. L’apprécié et l'appréciateur déterminent ensemble les moyens pour les atteindre (formations, stages...)

-Si la personne qui fait votre appréciation est un(e) faisant fonction ou n'est pas au minimum votre N+1 avec 6 mois d'ancienneté à la PIC, vous pouvez refuser l'entretien.

Si ce(tte) dernier(ère) vous oblige à la faire, faite un recours immédiatement en CCP ou CAP pour l'invalider, et on vous garantie qu'elle le sera.

 

________________________

 

 

-Vous avez 5 jours pour signer et marquer vos observations concernant votre évaluation.

 

-Signer ne signifie pas que vous êtes d'accord avec ce qui a été dit et/ou écrit lors de votre entretien mais que vous en avez pris connaissance.

 

-Les notes sont : E pour la plus haute, B, A et D pour la plus basse. Les notes A et D ferment la porte à toute possibilité de promotion.

 

-Marquer vos observations si il y a lieu d'en faire car cela peut être important surtout si il y a médiation ou recours en CAP/CCP),

 

__________________________________

 

 

-Vous avez 2 mois si vous souhaitez faire une médiation à partir de la notification de la décision c'est à dire désigner quelqu'un pour vous représenter et défendre vos points de désaccord. Cette médiation se fera avec les responsables de la PIC et votre collègue que vous aurez désigné (sans le chef qui vous a notez et sans vous).

Modèle de demande de médiation :

 

 

NOM,

PRENOM,

GRADE,

IDENTIFIANT ,

ETABLISSEMENT.

 

Madame la Directrice de la DSCC du Golf du Lion,

sous couvert de la Directrice de la PIC Languedoc.

 

Suite à mon entretien d'appréciation 2016, je vous demande de réunir la commission de médiation afin de réexaminer mon dossier d'appréciation. Je désigne Madame/Monsieur … (désignez un représentant de votre choix, représentant syndical ou collègue, que vous aurez préalablement contacté) pour me représenter à la commission.

Ma requête porte sur les éléments suivants : (faire la liste de tous les éléments de votre dossier d'appréciation avec lesquels vos êtes en désaccord, mais sans présenter vos arguments que vous communiquerez à votre représentant en médiation).

 

 

 

Date et signature.

 

 

________________________________

 

 

-Vous avez 2 mois à partir de la notification de la décision de médiation pour faire un recours en CAP(Commission Administrative Paritaire) pour les Fonctionnaires ou CCP(Commission Consultative Paritaire) pour les Salarié(e)s si vous estimez que la médiation n'a pas résolu le différend. Cette commission se fera sans vous mais uniquement avec les élus du personnel (syndicats) et les cadres nommés par de la DSCC (sans le chef qui vous a noté).

 

« Pour les modèles voir au-dessus ou en-dessous »

 

 

 

_________________________________

 

 

 

 

 

-Vous pouvez directement saisir les commissions paritaires CAP pour les Fonctionnaires ou CCP pour les Salarié(e)s sans passer par la médiation.

Modèle de recours en CAP (Fonctionnaire) ou CCP (salriés-es) :

 

 

NOM,

PRENOM,

GRADE,

IDENTIFIANT,

ETABLISSEMENT.

 

Madame la Directrice de la DSCC du Golf du Lion,

sous couvert de la Directrice de la PIC Languedoc .

 

Suite à mon entretien d'appréciation 2016, je vous demande de réunir la CAP (ou la CCP) compétente pour mon grade, afin de réexaminer mon dossier d'appréciation.

Ma requête porte sur les éléments suivants : (faire la liste de tous les éléments de votre dossier d'appréciation avec lesquels vous êtes en désaccord, mais sans présenter vos arguments que vous communiquerez aux élus du personnel en CAP/CCP).

 

 

 

Date et signature

 

 

_______________________________

 

 

 

Pour toutes ces démarches, il faut un support papier, et oui, ce n'est pas facultatif.

Pour que les représentant(e)s du personnel qui vous défendront puissent le faire du mieux possible, c'est un outil indispensable !!!!

 

 

 

N'oubliez pas vous avez 5 jours pour regarder et signer votre appréciation, et 2 mois pour déposer votre recours.

 

 

 

Mais quelle mouche les a piqués ???


 

C'est un véritable branle-bas de combat qui s'opère à la PIC de Mauguio, en brigade de nuit plus précisément, depuis lundi soir.

En effet, un chamboulement dans l'organisation du travail sur les MTI PF est à l'origine de cette "pagaille organisée", ce qui a aussi des répercussions sur les autres îlots de la PIC. Les raisons de cette restructuration ? L'incontournable et inévitable chasse aux temps morts, toujours au nom de la productivité ! Et qu'importe si les travailleurs n'ont plus le temps de souffler et vont aux limites, voire au-delà, de ce que le corps humain peut supporter. Ce n'est certainement pas le problème de nos dirigeants qui ont trouvé la parade : les intérimaires ! Par les temps qui courent, ces derniers constituent un vivier de recrutement inépuisable. Alors la santé des postiers, ce n'est certainement pas leur priorité.


 

C’est donc cette réorganisation des "plans de tri" qui agit depuis lundi comme un grain de sable dans les rouages, pourtant bien huilés jusqu’ici, des MTI PF. Et bien que la direction n’ait pas jugé utile de nous informer des raisons de ce changement, le but de l’opération semble évident : regrouper l’essentiel du produit sur deux machines pour en libérer deux autres durant près de 3 heures et avoir ainsi 6 agents disponibles pour aller renforcer les autres chantiers, et principalement le chantier manuel. Jusque là le raisonnement pourrait tenir la route (en supposant que l’on se mette dans la peau d’un directeur ou d’une directrice de PIC), sauf que le résultat est contre-productif à plus d'un titre. Tout d’abord, la non utilisation de deux MTI PF de 22h à 1h30 ne permet plus d'écouler le produit mécanisable dans sa totalité. A croire que les six postiers récupérés des MTI PF, et réorientés pour la plupart sur le chantier manuel, sont plus efficaces devant leur casier que s'ils faisaient tourner les deux MTI PF laissées au repos forcé (elles en ont de la chance, elles !). Surtout que, bien souvent, ils sont rappelés à la rescousse sur les MTI PF dans l'espoir de sauver ce qui peut encore l'être. Et toute cette première partie de nuit est ponctuée par un étrange ballet sur l'îlot PF ; une sorte de "valse des CE30" où chacun essaie de remettre un peu d'ordre, entre les CE30 à ventiler sur les différentes machines et les chantiers à monter du fait des fermetures intempestives.

Au final, le constat est sans appel : un gain de productivité quasi insignifiant sur le chantier manuel en comparaison avec les restes sur l’îlot PF. Et les agents restés sur l’îlot PF éreintés par des efforts inutiles. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Combien de temps allons-nous tenir face à de telles conditions de travail ?

Outre les dysfonctionnements de cette réorganisation, le comportement de nos cadres dirigeants est, lui aussi, largement critiquable. Comment expliquer que le personnel de l'îlot PF (les encadrants y compris) n'ait même pas été informé de ces changements ? N'était-il pas préférable de nous informer, de nous expliquer, de nous concerter ? La communication au sein d'une entreprise, n'est-elle pas indispensable à la mobilisation des équipes autour d'un projet commun ? 

Et comment devons-nous réagir face à un Responsable production qui ne daigne même pas nous saluer ? Dire "bonjour", tout simplement, est-ce trop demander ? N'est-ce pas là le premier geste de toute interaction sociale ? La première des marques de politesse ?

Monsieur le Responsable production, sachez que votre indifférence nous blesse ! Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous ne sommes pas des machines. Nous sommes des êtres humains. Et l'être humain, contrairement aux machines, requiert un minimum de considération et de reconnaissance pour trouver et entretenir sa motivation au quotidien. Il serait souhaitable que vous en teniez compte à l’avenir.


 

"De tous les torts qu'on puisse avoir, s'il en est un qui est impardonnable, c'est l'indifférence."

Sophie Cottin (1802), femme de lettres française

 

 

<< Nouvelle zone de texte >>

 

SUD SUSPEND

LES PREAVIS DU DIMANCHE

 

 

Suite à l'audience avec la direction du 12/07 dernier, et après consultation des militants SUD locaux, notre organisation a pris la décision de suspendre le dépôt des préavis du dimanche soir à partir de début août. Celui déposé pour le dimanche 4 est maintenu.

 

L'ensemble des revendications portées dans ces préavis reste d'actualité. Ce n'est pas dans l'habitude de notre syndicat de suspendre des préavis sans n'avoir rien obtenu en échange. Mais devant une situation bloquée par une direction fort peu encline au dialogue social, et face à un état de fait insupportable pour les agents de nuit, SUD veut faire un geste fort et mettre la direction devant ses responsabilités et ses "promesses".

 

Ce n'est évidemment en rien un abandon des revendications de la majorité des agents de nuit portées par ces préavis, ni même la fin du dépôt de ceux-ci.

 

La direction s'est dite prête à rediscuter d'un aménagement du rythme et des horaires de travail du service de nuit avec l'ensemble des OS, et ce dès septembre. La condition pour cela est l'arrêt des préavis du dimanche.

 

Même si la confiance en cette direction est extrêmement limitée, par cette suspension de ces préavis, SUD souhaite faire un pas vers la recherche d'une solution afin de soulager une situation insupportable. La mise en place possible d'une 22h-6h, supprimant ainsi le cinquième vendredi du cycle actuel est pour SUD le minimum du minimum. Un cycle permettant de réelles plages de récupération ainsi qu'une prise en compte d'un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée est absolument incontournable.

 

 

C'est maintenant à cette direction de prendre ses responsabilité et de tenir sa parole. Car, nous le rappelons, suspension n'est pas synonyme de fin.

 

 

Mauguio, le 01/08/2013

 

Audience du 12/07/2013

Un air de déjà entendu

 

 

SUD a été reçu, à sa demande par la Direction de la PIC. Nous souhaitions y aborder trois points précis : la demande du maintien des heures de nuit pour les agents de l'ex SDLM passés en équipe de jour, l'application (illégale) de l'arrêt Omont sur les grévistes fonctionnaires des fins de semaine, les horaires et cycles des équipes de nuit.

 

Sur le premier sujet, nous n'avons eu pour simple réponse que celle identique à celle qu'ont reçue les agents ayant fait une requête sur le sujet : la Direction a fait le choix de ne pas demander de labellisation lors de la réorganisation, ce qui ne permet pas in fine d'appliquer les mesures prévues dans les BRH 9 et 10. Même si nous ne pouvons qu'acter cette décision discrétionnaire, il est clair que, depuis le début des négociations, nous avions demandé que la disparition d'une équipe (SDLM) implique des mesures spécifiques pour ces agents. La Direction s'y est toujours refusé. Que chacun-chacune en tirent les conclusions qu'il et elle veulent à propos de l'estime que la Direction a montré aux agents de la SDLM.

 

A propos de l'arrêt Omont, le DE s'est montré extrêmement satisfait de sa pratique illicite. Quasiment plus aucun fonctionnaire ne se risque à faire grève le vendredi ou le samedi et se voir retirer deux trentièmes par vacation grevée. Et notre action au Tribunal Administratif ? Sourire large du DE, le TA est long à prendre position, et s'il s'avère que la décision nous donne raison, il y aura appel, d'où nouveau (long) délai... On en rigolerait presque (avec le DE) si ce n'était pas simplement une entrave au droit de grève, et si des collègues (aux salaires pas bien gros déjà) ne se voyait pas simplement escroqués !!

 

 

Depuis le mois de mars dernier, SUD dénonce les nouveaux cycles de travail pour les équipes de nuit, cycles validés par l'accord signé par la Direction et trois organisations syndicales. A la demande d'une majorité du personnel de nuit, SUD dépose un préavis de grève sur les nuits du dimanche au lundi. Il permet à ce personnel de souffler un peu en se « payant » une récupération interdite par le nouveau cycle et les nouveaux horaires. Par ce préavis, SUD revendique de revoir ceux-ci et d'améliorer les conditions de travail et de vie des agents de nuit, bien dégradées depuis quatre mois déjà.

 

Au strict minimum, il serait peut-être acceptable de revenir à un cycle de quatre nuits par semaine, et des horaires proches d'un 22h-6h classiques. Même si notre revendication est un retour à du 21h30-5h30, permettant à celles et ceux qui habitent loin de la PIC de rentrer à des heures plus acceptables...

La Direction a rappelé (comme elle le fait depuis des mois) que la mise en place d'une quasi 22h-6h (et rien que cela) est toujours liée à la fin des grèves des fins de semaine, et que si et seulement si SUD s'engage à appeler les agents à cesser de faire grève sur ce préavis permettrait la mise en place d'un nouveau cycle de travail (suppression du « cinquième » vendredi)... et bien entendu l'arrêt des préavis du dimanche. Arrive alors la menace directoriale : Sinon, c'est la bombe atomique, mise en place d'une 1h-7h pour les méchants (entendus les grévistes). Hiroshima mon désamour. Et la suite aux prochaines réorganisations : l'horreur nucléaire sur les nuits.

 

SUD PTT 34 rappelle que le préavis de fin de semaine, qui a plus de 4 ans d'existence aujourd'hui est un préavis national. Nous ne pouvons, nous syndicat départemental le lever. Le dernier tract local appelant à faire grève toutes les fins de semaine doit avoir jauni au fond d'un tiroir, même si nous validons toujours les revendications que portent ces préavis et que nous condamnons la Direction nationale du courrier pour son refus d'ouvrir des négociations spécifiques sur les PIC.

 

En revanche, et si cela permet d'avancer dans un sens positif (même bien trop minimal à nos yeux), SUD n'est pas contre l'idée de suspendre les préavis du dimanche.

Ce sera, comme notre pratique démocratique l'exige après un débat entre adhérents puis une discussion avec toutes et tous les travailleurs de nuit (à travers de l'HIS du 30/07 par exemple) que sera prise une décision. Même si SUD n'a que très peu confiance en la Direction de la PIC Languedoc, nous sommes pour chercher un compromis temporaire afin d'améliorer une situation insupportable !

 

 

Et cela, de toute façon ne serait pas la signature d'un chèque en blanc à la Direction et à ses co-constructeurs syndicaux !!!

 

 

 

 

Montpellier, le 16/07/2013

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